Faites entrer les accusés !

📖 Lire le texte de Matthieu 25.31-46

Matthieu 25.31–46 (NEG)

31 Lorsque le Fils de l’homme viendra dans sa gloire avec tous les anges il s’assiéra sur le trône de sa gloire.

32 Toutes les nations seront assemblées devant lui. Il séparera les uns d’avec les autres comme le berger sépare les brebis d’avec les boucs

33 et il mettra les brebis à sa droite et les boucs à sa gauche.

34 Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite : Venez vous qui êtes bénis de mon Père prenez possession du royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde.

35 Car j’ai eu faim et vous m’avez donné à manger j’ai eu soif et vous m’avez donné à boire j’étais étranger et vous m’avez recueilli

36 j’étais nu et vous m’avez vêtu j’étais malade et vous m’avez rendu visite j’étais en prison et vous êtes venus vers moi.

37 Les justes lui répondront : Seigneur quand t’avons-nous vu avoir faim et t’avons-nous donné à manger ou avoir soif et t’avons-nous donné à boire ?

38 Quand t’avons-nous vu étranger et t’avons-nous recueilli ou nu et t’avons-nous vêtu ?

39 Quand t’avons-nous vu malade ou en prison et sommes-nous allés vers toi ?

40 Et le roi leur répondra : Je vous le dis en vérité toutes les fois que vous avez fait ces choses à l’un de ces plus petits de mes frères c’est à moi que vous les avez faites.

41 Ensuite il dira à ceux qui seront à la gauche : Retirez-vous de moi maudits allez dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et pour ses anges.

42 Car j’ai eu faim et vous ne m’avez pas donné à manger j’ai eu soif et vous ne m’avez pas donné à boire

43 j’étais étranger et vous ne m’avez pas recueilli j’étais nu et vous ne m’avez pas vêtu j’étais malade et en prison et vous ne m’avez pas rendu visite.

44 Ils répondront aussi : Seigneur quand t’avons-nous vu ayant faim ou ayant soif ou étranger ou nu ou malade ou en prison et ne t’avons-nous pas assisté ?

45 Et il leur répondra : Je vous le dis en vérité toutes les fois que vous n’avez pas fait ces choses à l’un de ces plus petits c’est à moi que vous ne les avez pas faites.

46 Et ceux-ci iront au châtiment éternel mais les justes à la vie éternelle.

Le passage de Matthieu 25.31-46 est l’une des pages les plus solennelles de l’Évangile. Jésus y ouvre le rideau sur la dernière scène de l’histoire humaine.
Il ne vient plus comme le serviteur humble mais comme le Fils de l’homme glorifié assis sur le trône.

« Lorsque le Fils de l’homme viendra dans sa gloire avec tous les anges il s’assiéra sur le trône de sa gloire »
(Mt 25.31)

Toutes les nations sont rassemblées devant lui. Il ne s’agit plus d’un simple avertissement individuel mais d’un jugement public universel. Celui que beaucoup ont ignoré ou méprisé se révèle alors comme Roi et Juge.


Une séparation définitive entre deux humanités

Jésus décrit une image très simple à comprendre pour ses auditeurs
Un berger sépare les brebis et les boucs.
Aujourd’hui encore tout est mélangé. Dans les mêmes villes, les mêmes familles, les mêmes églises se côtoient ceux qui appartiennent vraiment au Seigneur et ceux qui ne lui appartiennent pas.

Au dernier jour la séparation sera nette :
– Les brebis sont placées à la droite du Roi, lieu d’honneur et de communion.
– Les boucs sont mis à sa gauche lieu de honte et d’éloignement.

Il n’est pas question ici d’une élite spirituelle parfaite d’un côté et d’immenses criminels de l’autre. Le texte met plutôt en lumière deux types de cœurs deux réponses intérieures à Jésus qui se sont manifestées par des actes ou par l’absence d’actes.


Un royaume préparé par grâce

La première parole adressée aux brebis est bouleversante

« Venez vous qui êtes bénis de mon Père recevez en héritage le royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde »
(Mt 25.34)

Le royaume n’est pas une récompense gagnée à force de mérites.
Il est un héritage préparé par le Père dès la fondation du monde.
Avant même que les croyants aient posé le moindre acte de service Dieu avait déjà préparé un royaume pour eux.

Les œuvres que Jésus mentionne ensuite ne sont donc pas la cause de leur salut. Elles en sont le fruit visible.
Comme le résume Paul

« C’est par la grâce que vous êtes sauvés moyennant la foi et cela ne vient pas de vous c’est le don de Dieu »
(Ép 2.8)

La grâce sauve, l’amour en actes le manifeste.

Plus

Israël dans le plan de Dieu aujourd’hui

Des premières pages de la Genèse jusqu’à l’Apocalypse Israël traverse la Bible comme un fil rouge. Dieu a tissé une alliance avec Abraham pour bénir toutes les nations et il demeure fidèle à sa Parole.

« Les dons et l’appel de Dieu sont irrévocables » (Romains 11.29).

Israël racines de notre foi

Alliance et promesse
  • Genèse 12.1–3 — appel d’Abraham bénédiction pour toutes les familles de la terre
  • Jésus les apôtres et la première Église étaient juifs
Se souvenir des racines nourrit l’humilité et l’action de grâce.
Un seul olivier
  • Romains 11.17–18 — l’Église des nations est greffée sur l’olivier franc
  • Nous ne portons pas la racine c’est la racine qui nous porte

Cette vision guérit l’arrogance et favorise l’unité du Corps.

Promesses de Dieu envers Israël

  • Jérémie 31.35–37 — tant que les astres brillent Israël demeure son peuple
  • Ézéchiel 36.24–28 — rassemblement purification et Esprit nouveau
  • Romains 11.26 — « tout Israël sera sauvé »
« Je vous donnerai un cœur nouveau et je mettrai en vous un esprit nouveau » (Ézéchiel 36.26).

Israël aujourd’hui entre tensions et espérance

Regard biblique
  • Ésaïe 43.5–6 — promesse de rassemblement des exilés
  • Ne pas lire seulement au prisme politique garder la boussole de la Parole
Aimer Israël n’implique pas d’approuver tout ce que font les hommes. L’amour biblique cherche la justice et la paix.
Discernement pastoral
  • Honorer la dignité de chaque personne juive ou arabe
  • Refuser toute forme d’antisémitisme et toute haine
  • Témoigner du Messie Jésus avec douceur et respect

Comment prier pour Israël

  • Psaume 122.6 — prier pour la paix de Jérusalem
  • Romains 10.1 — prier pour le salut d’Israël
  • Protection des habitants et consolation des endeuillés
  • Sagesse et modération pour les responsables politiques et militaires
  • Unité et croissance des croyants juifs et non juifs en Jésus
  • Avancée du Royaume dans la justice la vérité et la paix
« Demandez la paix de Jérusalem que ceux qui t’aiment jouissent du repos » (Psaume 122.6).

Applications pratiques pour les croyants

Approfondir
  • Lire et méditer Genèse 12 Romains 9–11 Ézéchiel 36 Psaume 122
  • Former un petit groupe thématique sur les promesses
Bénir
  • Soutenir une œuvre fiable qui sert sur place
  • Planifier un créneau d’intercession régulier pour Israël et les nations voisines

Conclusion

Israël n’est pas une note de bas de page dans l’histoire du salut c’est un acteur central. Dieu reste fidèle à ses promesses et il appelle son Église à aimer à prier et à espérer.

« Je bénirai ceux qui te béniront » (Genèse 12.3).

Envie d’approfondir découvre un parcours biblique en 7 étapes.

Nous chrétiens, n’avons pas lu la Bible correctement

« Le salut vient des Juifs » – Jean 4.22

✦ Depuis des siècles, les chrétiens ont trop souvent tourné leur regard ailleurs, oubliant que les racines de leur foi plongent dans la terre d’Israël. Trop souvent, nous avons lu la Bible en oubliant que les patriarches, les prophètes, les apôtres et même le Messie lui-même étaient juifs. Aujourd’hui, je désire écrire ces lignes en tant que chrétien, avec humilité, amour, et reconnaissance, pour dire : pardon. Et pour dire aussi : je redécouvre.

Yéshoua haMashia’h, fils de David

✦ Celui que nous appelons Jésus-Christ ne portait pas un nom latinisé. Il s’appelait Yéshoua, ce qui veut dire « le Seigneur sauve », et il était reconnu par ses disciples comme haMashia’h, le Messie, le Fils de David. Il priait dans les synagogues, célébrait les fêtes bibliques, respectait la Torah dans l’esprit et la vérité, et pleurait sur Jérusalem.

✦ Reconnaître cela, ce n’est pas un détail culturel. C’est essentiel pour redonner à notre foi ses couleurs véritables et pour comprendre le cœur de Dieu, révélé dans les Écritures.

Romains 9 à 11 : une redécouverte capitale

✦ Dans son épître aux Romains, l’apôtre Paul – un Juif, rabbin formé aux pieds de Gamaliel – exprime un cri de son cœur :

« J’éprouve une grande tristesse et j’ai dans le cœur un chagrin continuel. Car je souhaiterais moi-même être maudit et séparé de Christ pour mes frères, mes parents selon la chair, qui sont Israélites » (Romains 9.2–4)

✦ Ce cri est celui d’un frère aimant. Et tout le développement de Romains 9 à 11 est une méditation vibrante sur le mystère d’Israël dans le plan de Dieu. Voici quelques clés :

1. Israël reste le peuple élu

✦ « Les dons et l’appel de Dieu sont irrévocables » (Romains 11.29)
Dieu n’a pas rejeté son peuple. Ce n’est pas l’Église qui a remplacé Israël, mais elle a été greffée sur l’olivier franc.

2. L’Église est greffée parmi eux

✦ « Toi, qui es un olivier sauvage, tu as été greffé à leur place » (Romains 11.17)
Nous, croyants d’origine non-juive, avons été intégrés à leur histoire, non pour les supplanter, mais pour nous émerveiller de leur appel.

3. L’humilité est de mise

✦ « Ne te vante pas aux dépens des branches… crains plutôt ! » (Romains 11.18–20)
L’orgueil chrétien vis-à-vis des Juifs est une déformation grave. L’attitude juste est celle de la gratitude et de l’intercession.

4. Un avenir glorieux est promis à Israël

✦ « Tout Israël sera sauvé » (Romains 11.26)
Cette promesse ne peut être comprise que dans le respect du mystère et de la souveraineté divine. Elle appelle à l’espérance, non au dogmatisme.

Une parole d’amour et non de prosélytisme

✦ Je n’écris pas ces lignes pour tenter de convertir mes frères juifs. Le choix de chacun doit rester libre, respecté, et profond. Mais je voudrais dire combien, dans ma relation avec Yéshoua, j’ai trouvé la paix avec Dieu.

✦ Et si, un jour, ces mots éveillent la curiosité d’un lecteur juif, alors j’en serais honoré et bouleversé.

✦ Je souhaite dire : Je vous bénis. Je reconnais vos blessures, parfois infligées par des mains chrétiennes. Je prie que vous découvriez vous-mêmes, si Dieu vous y conduit, ce que moi j’ai découvert en Yéshoua.

L’honneur de ton prochain, la conviction dans l’amour

✦ L’apôtre Paul écrit dans Romains 14 :

« Que chacun soit pleinement convaincu dans sa propre pensée. […] Celui qui mange le fait pour le Seigneur, car il rend grâce à Dieu, et celui qui ne mange pas le fait aussi pour le Seigneur, et il rend grâce à Dieu. »

✦ Nous ne sommes pas appelés à nous juger sur nos différences de convictions, mais à glorifier Dieu dans tout ce que nous faisons. J’écris donc cet article non pour débattre ou imposer, mais pour honorer. Car la vraie valeur se trouve dans l’humain, et je crois que Dieu a placé un poids de gloire dans chaque être.

En conclusion : relire la Bible avec des yeux lavés

✦ Alors, oui, je le crois : nous n’avons pas toujours lu la Bible correctement. Nous avons parfois détaché le message de l’Évangile de ses racines, alors qu’elles sont juives, profondes, vivantes. Il est temps de relire la Parole avec des yeux lavés, avec des larmes peut-être, mais aussi avec l’espérance d’une réconciliation et d’une communion retrouvée.

Je prie pour vous,

Laurent de spiritcookie.org

De la mer au fleuve : une autre parole pour Israël

Ces dernières semaines, un slogan résonne dans les rues, les réseaux sociaux et les débats publics : « from the river to the sea », autrement dit « du fleuve à la mer ». Il est brandi comme un cri de justice pour certains mais il est aussi reçu comme une menace d’effacement pour d’autres — notamment pour le peuple juif, dont l’histoire est profondément marquée par les exils, les persécutions et les appels à sa disparition.

Mais au lieu d’entrer dans un débat de slogans, je voudrais te proposer un contrepied inspiré d’un verset biblique souvent oublié, et pourtant lumineux :

« Elle étendit ses sarments jusqu’à la mer et ses pousses jusqu’au fleuve. »
— Psaume 80.12 (BFC97)


Une vigne plantée par Dieu

Dans ce psaume, Israël est comparé à une vigne que Dieu a sortie d’Égypte, qu’Il a plantée dans une terre préparée avec soin. Cette vigne a grandi sous la bénédiction de Dieu, et ses branches se sont étendues « jusqu’à la mer » (la Méditerranée) et « jusqu’au fleuve » (le Jourdain ou peut-être l’Euphrate). Il ne s’agit pas ici d’un projet politique ou militaire, mais d’une image de bénédiction, de croissance spirituelle et de fécondité divine.

Le psaume ne revendique pas un territoire au nom de la haine, mais rappelle que l’expansion de cette vigne est l’œuvre du Seigneur, signe de sa fidélité envers son peuple.


Une parole de bénédiction, pas d’exclusion

Quand certains scandent « du fleuve à la mer », c’est parfois avec une intention d’effacer Israël de la carte. Mais le Psaume 80 offre une autre perspective : celle d’un peuple planté par Dieu, invité à porter du fruit, à répandre la justice, la paix, la connaissance de Dieu. C’est un appel à la vocation, non à l’exclusion.

Et dans cette vigne, un jour, un sarment s’est levé : Jésus, le Messie promis, rejeton de la souche d’Isaï. En lui, la bénédiction d’Israël devait toucher toutes les nations.


Le Prince de paix au cœur de la vigne

Jésus, fils d’Israël, n’est pas venu pour faire disparaître un peuple, mais pour rassembler. Il pleure sur Jérusalem, et il enseigne que ceux qui travaillent à la paix seront appelés fils de Dieu (Matthieu 5.9). Il se présente comme la vraie vigne (Jean 15.1), et nous invite à demeurer en lui pour porter du fruit.

Plutôt que de relayer des slogans chargés de haine ou d’ambiguïté, pourquoi ne pas proclamer une bénédiction prophétique, issue de l’Écriture elle-même ?

« Elle étendit ses sarments jusqu’à la mer et ses pousses jusqu’au fleuve. »

Oui, nous pouvons bénir Israël, prier pour sa paix, tout en aimant aussi le peuple palestinien. Le Dieu d’Abraham aime tous les peuples. Mais la haine n’est jamais un fruit de la vigne de Dieu.


Un appel à la prière

Je t’invite à prier aujourd’hui pour la paix de Jérusalem, pour les peuples de cette région, pour que les voix prophétiques l’emportent sur les cris de vengeance.

« Demandez la paix de Jérusalem. Que ceux qui t’aiment jouissent du repos ! »
— Psaume 122.6

Je prie pour vous,
Spiritcookie

Lettre à tous ceux qui manquent de Patience (comme moi)

« Une journée qui dévie de mes plans, des imprévus bousculent mon retour à la maison. Un vrai test de patience. »

Jacques 5.11

Voyez : nous félicitons les gens endurants ; vous avez entendu l’histoire de l’endurance de Job et vu le but du Seigneur parce que le Seigneur a beaucoup de cœur et montre de la pitié.

J’écris ces lignes alors qu’il me faut faire preuve de patience. Je n’en ai pas le choix. Je suis en pleine grève des trains en France. Celui que je devais prendre, je l’ai appris hier soir, est annulé. Heureusement, j’ai pu en prendre un autre vers une gare intermédiaire. La gare est pleine car une compétition mondiale de rugby débute. C’est toujours le bon moment pour les grévistes d’appuyer sur le bouton d’arrêt d’urgence.

La chaleur de l’été, en ce début septembre est intense. J’aurais bien aimé rentrer chez moi. Mais cela ne sera pas possible à l’heure choisie. Tant pis. Je traverse la route en face de la gare et me réfugie dans une brasserie à la française : le Terminus ! J’espère que cela ne sera pas prémonitoire. Elle est bruyante. Les matchs de rugby sont projetés sur les écrans et des supporters s’engouffrent ! On y entend les serveurs plus que les autres voix pourtant. Leurs dialogues sont des invectives méridionales : on y parle comme cela ici.

A plusieurs reprises, je suis impatient. Je murmure intérieurement. Puis je me ravise. J’ouvre ma Bible. Etrangement, on y parle de patience et d’endurance. Un pur hasard, certainement. Le Ciel s’esclaffe. Vous aussi, n’est-ce pas ? Alors méditons. Cela me calmera.

Attendre c’est souffrir

J’avais oublié que c’est ainsi que fonctionne la vie. Nous apprenons à nos enfants à être patients, démontrant ainsi que cette vertu n’est pas innée. L’apôtre Jacques nous enseigne que lorsque nous faisons preuve de patience, nous recevons une récompense. Une grande récompense. Cela peut prendre la forme de la réalisation d’une promesse, par exemple.

Jacques 5.10

Pour la souffrance et la patience, le modèle à prendre, frères, ce sont les prophètes, qui ont parlé au nom du Seigneur.

Imaginez qu’avec notre persévérance, nous puissions contempler la réalisation de nos aspirations les plus profondes : une vie de famille épanouie, une carrière professionnelle accomplie, et bien plus encore. En ce qui me concerne, je rêve de voir ma famille entièrement ancrée dans la foi, que notre église soit pleine à craquer lors des cultes tant la soif de Dieu y est intense, de remporter des victoires personnelles, et ainsi de suite.

Le couple formé par la souffrance et la patience est indissociable. En réalité, personne n’aime souffrir. C’est certainement là le défi ! Lorsqu’on est malade, on devient patient. Et un patient souffre. C’est l’école de la vie, jusqu’au complet rétablissement.

Est-ce que je souffre en ce moment ? Peu, dans cette brasserie. La patience envahit mon être. Merci.

L’immédiateté opposée à l’endurance

Lors d’un voyage dans un pays d’Asie, j’avais entendu parler de l’efficacité de leurs services. À Séoul, capitale de la Corée du Sud, vous pouvez obtenir une paire de lunettes adaptée à votre vue en trente minutes. Avec ma fille, nous l’avons testé pour vous. Et c’est vrai ! Le maître mot sur place est l’efficacité. En une demi-heure, ma fille et moi étions chaussés de belles lunettes à la mode. Quelle facilité, quel confort. Et le tarif est trois fois moins cher.

Mais si l’efficacité des Coréens est indéniable, force est de constater que l’on aimerait que tout se passe de la même manière. Mais ce n’est pas le cas. Notamment dans cette journée de retour à la maison où les minutes semblent si longues.

De retour à Jacques 5, il est cité des modèles : les prophètes de l’Ancien Testament et le cultivateur. J’aime ce parallèle. Les uns ne sont pas moins que l’autre : ce sont des modèles. Tous les deux ont attendu patiemment. Les premiers l’accomplissement de la Parole divine et l’autre que la semence sorte de terre. À son rythme et non au mien. Merci mon Dieu pour ce passage si riche.

Et pour terminer…

Je me rends compte que cette expression revient régulièrement dans ma bouche lors de mes prédications. Pourquoi ? Pour indiquer à mes auditeurs que c’est la fin de mon message. Cela devrait être le commencement pour eux. Le début d’une mise en pratique. Comme cet article. C’est le début de quelque chose pour moi. Vraiment.

Avec amour,
Laurent J.

Photos Pixels.com


Ne fuyez pas les attaques dirigées contre vous !

La Bible, composée de deux parties distinctes, renferme des trésors inestimables. Parmi eux, une promesse précieuse pour les moments difficiles : non seulement l’assurance d’un avenir éternel, mais aussi celle que les injustices subies ici-bas seront compensées par « un poids éternel de gloire ». Restons donc fermes et déterminés.

2 Corinthiens 4.17

Oui, nos souffrances actuelles sont légères et durent peu de temps, mais elles nous préparent une gloire extraordinaire. Cette gloire dure toujours et elle est beaucoup plus grande que nos souffrances.

La lettre envoyée en second lieu aux croyants de Corinthe relate des événements survenus au cours du premier siècle. Ces récits, transmis par ceux qui les ont vécus, témoignent des épreuves rencontrées par ceux qui partagent leur foi. Voici une liste succincte de ces épisodes.

Liste des « légères afflictions » du moment (2 Corinthiens 4:8 et suivants)

Ce chapitre biblique écrit par les apôtres relatent leurs propres difficultés. Il devient alors clair que leur intention, dans ce texte intemporel, est de soutenir ceux qui traversent « leurs épreuves ».

  1. Attaques de tous côtés : Les croyants de Corinthe ont dû faire face à des assauts venant de toutes parts, mettant ainsi à l’épreuve leur foi et leur persévérance.
  2. Avoir beaucoup de difficultés : La vie des premiers croyants à Corinthe était marquée par une succession de défis et d’obstacles qui exigeaient une grande résilience et détermination.
  3. Avoir des souffrances : Les membres de cette communauté chrétienne ont partagé le fardeau des souffrances, supportant ensemble les épreuves de leur temps.
  4. Être jeté à terre : Ils ont souvent été confrontés à des moments de désarroi et de découragement, comme si la vie les avait projetés violemment au sol.
  5. Être en sursis permanent : La menace constante pesant sur eux a créé un sentiment de précarité continu, les rappelant sans cesse à la fragilité de leur existence et à la nécessité de persévérer malgré tout.

Peut-il y avoir une compensation ?

Assurément. Nous pouvons avoir confiance en la justice divine qui récompense ceux et celles qui luttent ardemment pour que le Royaume de grâce se manifeste, malgré les nombreuses afflictions qu’ils endurent.

Hébreux 6.10

Dieu n’est pas injuste. Il ne peut pas oublier ce que vous faites, ni l’amour que vous avez montré pour lui. Vous avez montré cet amour autrefois en servant les autres chrétiens, et vous le faites encore maintenant.

La gloire à venir et déjà perceptible (2 Corinthiens 4:14)

Afin d’être encouragés à ne pas lâcher, voici les dédommagements promis aux Fidèles

  1. Être ressuscité pour l’éternité : La promesse d’une résurrection éternelle est une source d’encouragement inestimable, offrant aux Fidèles la perspective de la vie éternelle dans la présence de Dieu.
  2. Être placé éternellement avec Jésus : Être établi pour l’éternité en compagnie de Jésus, le Sauveur et Maître bien-aimé, est une récompense ultime qui dépasse toute imagination terrestre.
  3. Être joints avec les croyants côtoyés ici-bas : La promesse de rejoindre les compagnons de foi rencontrés sur terre dans une communion éternelle est une consolation précieuse pour ceux qui endurent les épreuves de cette vie.
  4. Être chaque jour renouvelé intérieurement (dans votre esprit) : La certitude de recevoir un renouvellement intérieur quotidien, particulièrement dans l’esprit, apporte force et persévérance pour continuer à marcher dans la foi.
  5. Avoir le privilège de voir déjà les choses invisibles : La perspective de contempler dès à présent les réalités invisibles, telles que la grâce infinie de Dieu et son dessein divin, apporte une assurance profonde dans les moments les plus sombres de la vie.

Prière guide

Je vous propose de terminer par cette prière :

« Seigneur mon Dieu, tu recherches des personnes fidèles. Tu les appelles entre autre à annoncer la Bonne Nouvelle de Jésus et à renoncer à se défendre par leur propre force. Je te demande que tu me donnes le courage d’annoncer ta Parole. Fais-moi la grâce de ne pas m’arrêter. Utilise-moi pour porter des fruits dans ma vie et la vie des autres personnes que je côtoient. Je prie que tous sachent que je t’appartiens. Sans ton aide, je ne pourrai annoncer ton merveilleux message de Salut.
Je suis reconnaissant pour cette promesse de compensation apportée dans ma vie et me réjouis de ce qu’elle va produire ici et plus tard. Amen »

Avec amour,
Laurent J.

Photos Pixels.com


Eh bien, chantez maintenant

Vous souvenez-vous de la morale de la fable La Cigale et la Fourmi ? Elle invite cyniquement la cigale à danser après un été oisif. Loin de moi de contredire la fourmi ! Cependant, ce n'est pas elle qui a raison. Non, la sagesse biblique encourage jour après jour à chanter, individuellement et ensemble. Petit tour d'horizon des bienfaits du chant car vous avez un incroyable talent !
adolescent blur child close up
Photo by Pixabay on Pexels.com

1. Le chant rend heureux

Pendant mon enfance, les peintres en bâtiment chantaient. Puis ils ont eu des radios. La variété a pris le dessus. Mais tout le monde pouvait encore fredonner. Bien sûr c’était une manière de passer le temps. Adolescent, le bruit dans l’atelier produit par les machine-outils de mon atelier était tellement élevé que je pouvais chanter très fort sans que personne ne tournât la tête ! Des moments mémorables.
Dites-vous bien que vous avez le droit de chanter même si vous n’êtes pas Céline Dion. Vous devez vous donner ce droit. Pourquoi ?Car un monde qui chante est plus beau. Et votre monde le sera. Chanter au réveil à Dieu, chanter à votre âme assoupie ou encore à votre corps. Comme le roi l’a écrit :

Pourquoi t’abats-tu, mon âme, et gémis-tu au-dedans de moi? Espère en Dieu, car je le louerai encore; Il est mon salut et mon Dieu.

Psaumes 42.6

2. Vous êtes fait pour chanter. Si si !

Pendant des années, chanter ne m’attirait pas du tout. Timide, je ressentais beaucoup de complexes et de crispations ; le cours de musique m’était insupportable.
Puis, en découvrant le Christ, je me suis rendu compte qu’il était mon Créateur. Se faisant, il ne s’était pas trompé. Il me voulait donc chanteur-admirateur de sa personne. Comme les autres croyants, je me suis lancé. Puis j’ai énormément chanter seul devant Lui. Simplement. Il m’est arrivé ensuite de diriger le chant en groupe. Comment est ma voix ? Pas terrible. Mais je l’ai fait. Même devant des centaines de participants. Tout le monde peut chanter et dites-vous bien que si je peux le faire alors n’importe qui le peut également. J’ai appris et apprends encore à me détendre. J’aime le faire.

3. Le chant libère une présence

Pourquoi devez-vous chanter ? Les Réformateurs* avaient coutume de dire que l’Eglise chante sa foi. Ainsi, lorsqu’une assemblée proclame sa foi, elle peut le faire par le cœur (confession de foi) et par le chant. Cela libère une confiance en Dieu, le Tout-Puissant qui déploiera son bras pour toi. Et l’on se place au même niveau que les anges du ciel.
Ironie du sort, alors que je rédige cet article, un mal de gorge casse ma voix et me fait tousser. Mais je vais tout de même chanter à mon Dieu !
Pourquoi pas, dimanche prochain, vous joindre à une église qui chante à Dieu ? Aujourd’hui, dans la plupart d’entre elles, les paroles des chants sont projetées sur grand écran. Cela donne une facilité d’apprentissage remarquable pour les non habitués.

*On appelle Réformateurs, les pasteurs et hommes de Dieu qui ont initiés un vaste élan spirituel en Europe vers le XVè siècle donnant naissance aux églises Protestantes et Evangéliques.

4. Le chant fait rayonner ton visage

Si nous chantons de tout notre cœur, notre visage reflètera le ciel. Jésus a même déclaré que les autres voient dans nos yeux, la bonne santé de notre vie (Matthieu 6:22).
Regardez-vous dans la glace ou mieux invitez votre plus proche ami à vous dire ce qu’il voit dans votre regard. Une tristesse ? Alors prenez des chants de joie. Une souffrance ? Apportez en chantant à Dieu votre douleur. Une détresse ? C’est une bouée de sauvetage qui vous sera tendue par un refrain triomphant. L’état d’esprit du vainqueur ? Bondissez de joie en piétinant votre défaite à tout jamais par un hymne conquérant. Et de votre visage, émanera quelque chose du ciel. Promis. Le chant vous fait monter au Cieux.

5. Le chant renvoie nos ennemis loin de nous

Comment se fait-il que les armées écossaises plaçaient en avant les cornemuses ? Ou encore que les Huguenots, protestants français persécutés par le « rois soleil », affrontaient les troupes en chantant les Psaumes de l’Eternel ? Ces derniers, par leur foi, tétanisaient les Dragons et ceux-ci repartaient vaincus. C’est véridique ! Chanter les Ecritures développe de la crainte. Non pas en vous mais en tout ce qui s’oppose aux choses de Dieu. Chanter fait trembler les ténèbres. Vous êtes un guerrier conquérant sans même vous en douter alors que vous poussez la chansonnette.

Je m’écrie: Loué soit l’Eternel! Et je suis délivré de mes ennemis.

Psaume 18:4

6. Que chante le Ciel ?

Le ciel chante un hymne éternel ; c’est celui du salut que Jésus-Christ Fils de Dieu a opéré pour vous et moi. Ce refrain céleste n’aura jamais de fin. Si, à la lecture de cette phrase, vous ne saisissez ce que je veux dire, sachez entendre la voix du bon Berger. Elle vous appelle par votre nom. Déployant énergie par force de conviction, il est parti à la recherche de sa centième brebis. Elle était égarée, perdue loin des choses essentielles, celles qui sont spirituelles et éternelles. Et quand il vous trouve, il vous porte sur ses épaules pour votre ramener dans sa bergerie. Il le fait en chantant. C’est un chant d’amour à votre encontre. L’entendez-vous ? Si oui, alors chantez avec lui l’hymne du salut.

Jean 3.16 (NEG)

Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle.

7. Le chant silencieux

Et voilà que je me mets à écrire une bizarrerie. Chanter en silence ! C’est la meilleure de l’année. Laissez-moi vous expliquer. J’ai souvent montré dans spirit-cookie que vous et moi avons un esprit. C’est votre personnalité intérieure. Or, figurez-vous que cette être possède une voix : elle chante aussi. Elle est votre meilleure voix : sans fausse note, ni de rythme et ne souffrant d’aucune limitation.
Prenez un mot : Alléluia. Chantez-le sur une mélodie avec votre voix intérieure. Faites des changements de styles. Vous allez vous surprendre ! C’est votre voix intérieure donnée par votre Créateur. Alors à votre pupitre, c’est vous qui dirigez la musique, maestro !

Je prie pour vous,
Laurent J.

Photos Pixels.com