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Vous ne rentrez pas dans le carré !

vitruvian man drawing in close up shot

Photo by dilara irem on Pexels.com

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Photo by dilara irem on Pexels.com

Quand je vais chez mon médecin, il y a dans son cabinet, juste en face de la couchette, un poster représentant L’Homme de Vitruve de Léonard de Vinci. Et évidemment, notre homme est entièrement dénudé ! 😄

Ainsi, lorsque je suis allongé là, j’ai tout loisir de contempler cet homme, les bras et les jambes écartés, soigneusement inscrit dans un carré et dans un cercle.

À force de l’avoir devant les yeux, une question m’est venue : mais pourquoi vouloir faire entrer un être humain dans un carré et un cercle ?

Je sais bien ce que Léonard de Vinci cherchait à représenter. Inspiré des travaux de Vitruve, son dessin illustre certaines proportions considérées comme «idéales » du corps humain.

Mais idéales pour qui ?

Nous sommes grands ou petits. Longilignes ou trapus. Certains ont de longues jambes, d’autres un torse plus développé. Nos corps portent notre âge, notre histoire et parfois nos blessures. Aucun cercle et aucun carré ne peuvent réellement contenir cette diversité.

Et si le problème dépassait largement l’anatomie ?

Nous aimons mettre les êtres humains dans des cases.

Intelligent ou pas. Fort ou faible. Spirituel ou charnel. Réussi ou raté. Normal ou différent. Croyant ou incroyant. Et parfois même dans nos Églises : bon chrétien ou mauvais chrétien.

Nous construisons nos carrés et nos cercles puis nous essayons d’y faire entrer les autres.

Dieu semble procéder autrement.

David s’émerveille :

David découvre alors combien Dieu est Créateur parfait faisant parfaitement son corps.

« Je te loue de ce que je suis une créature si merveilleuse. »
Psaume 139.14

Il ne dit pas : « Je te remercie parce que mes proportions correspondent au modèle. »

La merveille est ailleurs.

Dieu connaît chaque personne jusque dans ce qui la distingue des autres. Il n’aime pas une version théorique de l’être humain. Il aime des personnes réelles.

Jésus lui-même rencontre constamment des personnes qui ne rentrent pas dans les bonnes cases : Zachée, la Samaritaine, Bartimée, Marie de Magdala, les lépreux, les enfants que l’on voulait éloigner de lui…

Les hommes voyaient souvent la catégorie.

Jésus voyait la personne.

Voilà peut-être notre défi : apprendre à regarder les autres sans commencer par sortir notre règle, notre carré et notre cercle.

L’Homme de Vitruve restera un dessin remarquable.

Mais l’être humain sera toujours plus grand que le cadre dans lequel nous essayons de le faire entrer.

Et heureusement.

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