Série « Philippiens : les mille visages de la joie » — 1/6.
Peut-on écrire une lettre pleine de joie lorsque l’on est privé de liberté ? Paul ne nous offre pas une réponse théorique. Il écrit depuis ses chaînes.
Une prison qui devient une porte
À lire : Philippiens 1.12-14. Paul commence par renverser la perspective de ses lecteurs. Ce qui lui est arrivé, loin de bloquer l’Évangile, en a favorisé les progrès. Ses liens sont connus et d’autres croyants prennent davantage d’assurance pour annoncer la Parole. Il ne se réjouit pas d’être prisonnier. Il se réjouit de découvrir que la Parole de Dieu n’est pas prisonnière. Il y a là une première leçon : une circonstance peut être pénible sans être stérile.
Quand les intentions des autres blessent
À lire : Philippiens 1.15-18. Certains prêchent Christ par amour et d’autres par rivalité, espérant augmenter la détresse de Paul. Celui-ci ne justifie pas leurs motifs. Pourtant, il distingue les intentions malsaines des hommes et la bonne nouvelle annoncée : « Christ est annoncé ». Sa joie n’est pas l’approbation de l’envie. C’est la liberté de ne pas laisser l’envie des autres gouverner son cœur.
Une joie qui peut pleurer
À lire : Philippiens 2.17-18. Paul évoque la possibilité d’être versé comme une libation sur le sacrifice de la foi des Philippiens. Il parle du prix de son ministère sans jouer au héros. Le même homme connaît la tristesse, comme le montre son inquiétude pour Épaphrodite (2.27). La joie biblique n’est donc pas l’interdiction de souffrir ni une obligation d’afficher un sourire. Elle est la présence d’une espérance au sein même des larmes.
Et lorsque rien ne semble avancer ?
À lire : Philippiens 1.19-21. Toutes les épreuves ne débouchent pas sur un résultat visible. Paul ignore encore comment son procès se terminera. Son attente fondamentale demeure que Christ soit honoré dans son corps, par sa vie ou par sa mort. Lorsque nous ne distinguons aucun fruit, nous pouvons encore demander : comment demeurer fidèle à Jésus aujourd’hui ? La joie se rattache alors à une personne plutôt qu’à un résultat.
Pour poursuivre la méditation
Paul nous apprend à regarder nos circonstances sans leur remettre la clé de notre joie. Ses chaînes sont réelles. Sa joie l’est aussi.
Ressource gratuite : Télécharger « 30 jours pour cultiver la joie selon Philippiens » (PDF). Retrouvez les autres ressources sur la page Ressources gratuites.
Laurent Joly — Spirit Cookie
