Comment choisir le meilleur de Dieu dans nos relations, notre agenda, nos paroles et nos engagements ? Philippiens 1.9-11 nous donne une sagesse profondément pratique.
« … pour le discernement des choses les meilleures, afin que vous soyez purs et irréprochables pour le jour de Christ. » — Philippiens 1.10
Trois gestes pour apprendre à discerner
Examiner. Avant de dire oui à une proposition ou de suivre une impulsion, prenons le temps de la confronter à la vérité de Dieu. Tout ce qui brille n’est pas forcément précieux.
Distinguer. Il arrive que deux possibilités soient bonnes. La sagesse consiste alors à reconnaître celle qui répond le mieux à l’amour, à la vérité et aux responsabilités du moment.
Choisir. Le discernement ne s’achève pas quand nous comprenons. Il porte du fruit quand nous agissons en conséquence. « Examinez toutes choses ; retenez ce qui est bon » (1 Thessaloniciens 5.21).
Marie et Marthe : donner la première place
Marthe servait Jésus et son service avait de la valeur. Pourtant, dans cette scène, Marie choisit d’écouter le Seigneur à ses pieds. Jésus dit qu’elle a choisi la bonne part (Luc 10.38-42). Le service n’est pas condamné : c’est la priorité qui est éclairée. Nous pouvons être très occupés à faire de bonnes choses et négliger celle que le Seigneur nous appelle à vivre maintenant.
Salomon : demander ce qui compte vraiment
Lorsque Dieu invite Salomon à formuler une demande, le jeune roi aurait pu rechercher la richesse ou la puissance. Il demande un cœur capable de juger et de discerner (1 Rois 3.5-12). La qualité de son choix révèle déjà une sagesse naissante : il préfère ce qui lui permettra de mieux remplir sa mission.
Dans les décisions ordinaires
Une personne nous blesse. Nous pouvons avoir raison de défendre notre position mais est-ce le meilleur moment pour répondre ? Notre agenda se remplit d’occasions de servir. Tout accepter est-il nécessairement fidèle à Dieu ? Nous préparons un enseignement : voulons-nous exposer toute notre connaissance ou transmettre la vérité dont nos auditeurs ont besoin ?
Le discernement peut conduire à parler avec courage, à refuser avec douceur, à pardonner, à attendre ou simplement à se reposer. La meilleure décision n’est pas toujours celle qui paraît la plus religieuse.
Le discernement se cultive par l’exercice
Hébreux 5.14 décrit des croyants dont le jugement est exercé par l’usage. Ce mot « exercé » est encourageant. La maturité ne tombe pas du ciel en une seule journée. Elle grandit lorsque nous écoutons la Parole, mettons en pratique ce que nous comprenons, apprenons de nos erreurs et demeurons disponibles à la direction du Saint-Esprit.
Mais attention : discerner ne signifie pas vivre dans l’angoisse de rater en permanence une décision parfaite. Lorsque deux chemins légitimes s’ouvrent devant nous et qu’aucune directive particulière n’est donnée, nous pouvons avancer avec sagesse et confiance. Dieu forme ses enfants, il ne leur demande pas une obsession de chaque détail.
Cinq questions avant de décider
- Est-ce conforme à la vérité et au caractère de Dieu ?
- Est-ce une expression authentique de l’amour du Christ ?
- Est-ce réellement profitable et édifiant ?
- Est-ce la bonne priorité dans ma situation actuelle ?
- Quel fruit ce choix pourra-t-il produire à la gloire de Dieu ?
Une prière à vivre chaque matin
Seigneur, fais grandir mon amour avec une connaissance plus profonde de toi. Affine ma perception et renouvelle mon intelligence. Apprends-moi à ne pas seulement rechercher ce qui est permis ou agréable mais à choisir ce qui est excellent à tes yeux. Que mes décisions portent du fruit par Jésus-Christ et qu’elles contribuent à ta gloire. Amen.
À relire : premier volet — Discerner les choses les meilleures.
Sources et références bibliques
Louis Bonnet, Notes de la Bible annotée, Philippiens 1.9-10 ; Richard R. Melick, Philippians, Colossians, Philemon, New American Commentary, vol. 32, 1991 ; Philippiens 1.9-11 ; Romains 12.2 ; 1 Thessaloniciens 5.21 ; Hébreux 5.14.

