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Israël dans le plan de Dieu aujourd’hui

Des premières pages de la Genèse jusqu’à l’Apocalypse Israël traverse la Bible comme un fil rouge. Dieu a tissé une alliance avec Abraham pour bénir toutes les nations et il demeure fidèle à sa Parole.

« Les dons et l’appel de Dieu sont irrévocables » (Romains 11.29).

Israël racines de notre foi

Alliance et promesse
  • Genèse 12.1–3 — appel d’Abraham bénédiction pour toutes les familles de la terre
  • Jésus les apôtres et la première Église étaient juifs
Se souvenir des racines nourrit l’humilité et l’action de grâce.
Un seul olivier
  • Romains 11.17–18 — l’Église des nations est greffée sur l’olivier franc
  • Nous ne portons pas la racine c’est la racine qui nous porte

Cette vision guérit l’arrogance et favorise l’unité du Corps.

Promesses de Dieu envers Israël

  • Jérémie 31.35–37 — tant que les astres brillent Israël demeure son peuple
  • Ézéchiel 36.24–28 — rassemblement purification et Esprit nouveau
  • Romains 11.26 — « tout Israël sera sauvé »
« Je vous donnerai un cœur nouveau et je mettrai en vous un esprit nouveau » (Ézéchiel 36.26).

Israël aujourd’hui entre tensions et espérance

Regard biblique
  • Ésaïe 43.5–6 — promesse de rassemblement des exilés
  • Ne pas lire seulement au prisme politique garder la boussole de la Parole
Aimer Israël n’implique pas d’approuver tout ce que font les hommes. L’amour biblique cherche la justice et la paix.
Discernement pastoral
  • Honorer la dignité de chaque personne juive ou arabe
  • Refuser toute forme d’antisémitisme et toute haine
  • Témoigner du Messie Jésus avec douceur et respect

Comment prier pour Israël

  • Psaume 122.6 — prier pour la paix de Jérusalem
  • Romains 10.1 — prier pour le salut d’Israël
  • Protection des habitants et consolation des endeuillés
  • Sagesse et modération pour les responsables politiques et militaires
  • Unité et croissance des croyants juifs et non juifs en Jésus
  • Avancée du Royaume dans la justice la vérité et la paix
« Demandez la paix de Jérusalem que ceux qui t’aiment jouissent du repos » (Psaume 122.6).

Applications pratiques pour les croyants

Approfondir
  • Lire et méditer Genèse 12 Romains 9–11 Ézéchiel 36 Psaume 122
  • Former un petit groupe thématique sur les promesses
Bénir
  • Soutenir une œuvre fiable qui sert sur place
  • Planifier un créneau d’intercession régulier pour Israël et les nations voisines

Conclusion

Israël n’est pas une note de bas de page dans l’histoire du salut c’est un acteur central. Dieu reste fidèle à ses promesses et il appelle son Église à aimer à prier et à espérer.

« Je bénirai ceux qui te béniront » (Genèse 12.3).

Envie d’approfondir découvre un parcours biblique en 7 étapes.

Nous chrétiens, n’avons pas lu la Bible correctement

« Le salut vient des Juifs » – Jean 4.22

✦ Depuis des siècles, les chrétiens ont trop souvent tourné leur regard ailleurs, oubliant que les racines de leur foi plongent dans la terre d’Israël. Trop souvent, nous avons lu la Bible en oubliant que les patriarches, les prophètes, les apôtres et même le Messie lui-même étaient juifs. Aujourd’hui, je désire écrire ces lignes en tant que chrétien, avec humilité, amour, et reconnaissance, pour dire : pardon. Et pour dire aussi : je redécouvre.

Yéshoua haMashia’h, fils de David

✦ Celui que nous appelons Jésus-Christ ne portait pas un nom latinisé. Il s’appelait Yéshoua, ce qui veut dire « le Seigneur sauve », et il était reconnu par ses disciples comme haMashia’h, le Messie, le Fils de David. Il priait dans les synagogues, célébrait les fêtes bibliques, respectait la Torah dans l’esprit et la vérité, et pleurait sur Jérusalem.

✦ Reconnaître cela, ce n’est pas un détail culturel. C’est essentiel pour redonner à notre foi ses couleurs véritables et pour comprendre le cœur de Dieu, révélé dans les Écritures.

Romains 9 à 11 : une redécouverte capitale

✦ Dans son épître aux Romains, l’apôtre Paul – un Juif, rabbin formé aux pieds de Gamaliel – exprime un cri de son cœur :

« J’éprouve une grande tristesse et j’ai dans le cœur un chagrin continuel. Car je souhaiterais moi-même être maudit et séparé de Christ pour mes frères, mes parents selon la chair, qui sont Israélites » (Romains 9.2–4)

✦ Ce cri est celui d’un frère aimant. Et tout le développement de Romains 9 à 11 est une méditation vibrante sur le mystère d’Israël dans le plan de Dieu. Voici quelques clés :

1. Israël reste le peuple élu

« Les dons et l’appel de Dieu sont irrévocables » (Romains 11.29)
Dieu n’a pas rejeté son peuple. Ce n’est pas l’Église qui a remplacé Israël, mais elle a été greffée sur l’olivier franc.

2. L’Église est greffée parmi eux

« Toi, qui es un olivier sauvage, tu as été greffé à leur place » (Romains 11.17)
Nous, croyants d’origine non-juive, avons été intégrés à leur histoire, non pour les supplanter, mais pour nous émerveiller de leur appel.

3. L’humilité est de mise

« Ne te vante pas aux dépens des branches… crains plutôt ! » (Romains 11.18–20)
L’orgueil chrétien vis-à-vis des Juifs est une déformation grave. L’attitude juste est celle de la gratitude et de l’intercession.

4. Un avenir glorieux est promis à Israël

« Tout Israël sera sauvé » (Romains 11.26)
Cette promesse ne peut être comprise que dans le respect du mystère et de la souveraineté divine. Elle appelle à l’espérance, non au dogmatisme.

Une parole d’amour et non de prosélytisme

✦ Je n’écris pas ces lignes pour tenter de convertir mes frères juifs. Le choix de chacun doit rester libre, respecté, et profond. Mais je voudrais dire combien, dans ma relation avec Yéshoua, j’ai trouvé la paix avec Dieu.

✦ Et si, un jour, ces mots éveillent la curiosité d’un lecteur juif, alors j’en serais honoré et bouleversé.

✦ Je souhaite dire : Je vous bénis. Je reconnais vos blessures, parfois infligées par des mains chrétiennes. Je prie que vous découvriez vous-mêmes, si Dieu vous y conduit, ce que moi j’ai découvert en Yéshoua.

L’honneur de ton prochain, la conviction dans l’amour

✦ L’apôtre Paul écrit dans Romains 14 :

« Que chacun soit pleinement convaincu dans sa propre pensée. […] Celui qui mange le fait pour le Seigneur, car il rend grâce à Dieu, et celui qui ne mange pas le fait aussi pour le Seigneur, et il rend grâce à Dieu. »

✦ Nous ne sommes pas appelés à nous juger sur nos différences de convictions, mais à glorifier Dieu dans tout ce que nous faisons. J’écris donc cet article non pour débattre ou imposer, mais pour honorer. Car la vraie valeur se trouve dans l’humain, et je crois que Dieu a placé un poids de gloire dans chaque être.

En conclusion : relire la Bible avec des yeux lavés

✦ Alors, oui, je le crois : nous n’avons pas toujours lu la Bible correctement. Nous avons parfois détaché le message de l’Évangile de ses racines, alors qu’elles sont juives, profondes, vivantes. Il est temps de relire la Parole avec des yeux lavés, avec des larmes peut-être, mais aussi avec l’espérance d’une réconciliation et d’une communion retrouvée.

Je prie pour vous,

Laurent de spiritcookie.org

De la mer au fleuve : une autre parole pour Israël

Ces dernières semaines, un slogan résonne dans les rues, les réseaux sociaux et les débats publics : « from the river to the sea », autrement dit « du fleuve à la mer ». Il est brandi comme un cri de justice pour certains mais il est aussi reçu comme une menace d’effacement pour d’autres — notamment pour le peuple juif, dont l’histoire est profondément marquée par les exils, les persécutions et les appels à sa disparition.

Mais au lieu d’entrer dans un débat de slogans, je voudrais te proposer un contrepied inspiré d’un verset biblique souvent oublié, et pourtant lumineux :

« Elle étendit ses sarments jusqu’à la mer et ses pousses jusqu’au fleuve. »
— Psaume 80.12 (BFC97)


Une vigne plantée par Dieu

Dans ce psaume, Israël est comparé à une vigne que Dieu a sortie d’Égypte, qu’Il a plantée dans une terre préparée avec soin. Cette vigne a grandi sous la bénédiction de Dieu, et ses branches se sont étendues « jusqu’à la mer » (la Méditerranée) et « jusqu’au fleuve » (le Jourdain ou peut-être l’Euphrate). Il ne s’agit pas ici d’un projet politique ou militaire, mais d’une image de bénédiction, de croissance spirituelle et de fécondité divine.

Le psaume ne revendique pas un territoire au nom de la haine, mais rappelle que l’expansion de cette vigne est l’œuvre du Seigneur, signe de sa fidélité envers son peuple.


Une parole de bénédiction, pas d’exclusion

Quand certains scandent « du fleuve à la mer », c’est parfois avec une intention d’effacer Israël de la carte. Mais le Psaume 80 offre une autre perspective : celle d’un peuple planté par Dieu, invité à porter du fruit, à répandre la justice, la paix, la connaissance de Dieu. C’est un appel à la vocation, non à l’exclusion.

Et dans cette vigne, un jour, un sarment s’est levé : Jésus, le Messie promis, rejeton de la souche d’Isaï. En lui, la bénédiction d’Israël devait toucher toutes les nations.


Le Prince de paix au cœur de la vigne

Jésus, fils d’Israël, n’est pas venu pour faire disparaître un peuple, mais pour rassembler. Il pleure sur Jérusalem, et il enseigne que ceux qui travaillent à la paix seront appelés fils de Dieu (Matthieu 5.9). Il se présente comme la vraie vigne (Jean 15.1), et nous invite à demeurer en lui pour porter du fruit.

Plutôt que de relayer des slogans chargés de haine ou d’ambiguïté, pourquoi ne pas proclamer une bénédiction prophétique, issue de l’Écriture elle-même ?

« Elle étendit ses sarments jusqu’à la mer et ses pousses jusqu’au fleuve. »

Oui, nous pouvons bénir Israël, prier pour sa paix, tout en aimant aussi le peuple palestinien. Le Dieu d’Abraham aime tous les peuples. Mais la haine n’est jamais un fruit de la vigne de Dieu.


Un appel à la prière

Je t’invite à prier aujourd’hui pour la paix de Jérusalem, pour les peuples de cette région, pour que les voix prophétiques l’emportent sur les cris de vengeance.

« Demandez la paix de Jérusalem. Que ceux qui t’aiment jouissent du repos ! »
— Psaume 122.6

Je prie pour vous,
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