C'est un fait : votre vie est jalonnée par des deuils de plus ou moins grande importance. Lorsque vous vivez un déménagement, un changement de travail, une rupture ou, bien sûr, le décès d'un proche vous êtes face à un arrêt brutal qui vous secoue. Mais comment vivre ou survivre à ces épreuves ? Voici mes secrets.
Fuite en avant ou dénie
Dans l’esprit de chacun, le deuil est d’abord lié à la perte d’une personne mais il est aussi ce sentiment de profonde tristesse. Je crois que j’ai été un spécialiste du dénie de l’épreuve. Durant mon enfance, notre famille a déménagé plus de 12 fois, d’un pays à l’autre ou d’une région à l’autre. J’ai traversé ces changements comme chat sur braise, c’est-à-dire à toute vitesse. J’en pouvais tirer une certaine fierté. Quelle erreur ! Aujourd’hui, si chaque changement avait été accueilli comme il se doit, je n’aurais pas sur mon bureau une pille de dossier d’un mètre de hauteur aux feuilles jaunies par le temps ; il s’agit de tous les deuils accumulés oblitéré : A régler plus tard. Mais mon passé m’a rattrapé.
1. Au diable la culpabilité
Un proche dans ma famille est décédé par suicide en 1998. Nous étions des amis. Je suis peut-être même la dernière personne à l’avoir vue. Si un ami pasteur, ne m’avait pas libéré de la culpabilité, j’en serai encore accablé. Longtemps, j’en ai porté le poids.
Je suis convaincu que l’auto-accusation est un sentiment qui provient aussi des enfers. Il vole, trompe, accable et condamne. Lorsque quelqu’un de plus grand vous annonce un verdict de non culpabilité totale, c’est alors que votre âme s’allège pour l’éternité ! Recherchez cet Ami, il est tout près de vous.
2. Se laisser éclairer
Me croyant fort, il m’était impossible de penser qu’un déménagement était une petite mort. Du coup, j’allais d’un logement à un autre sans me poser de question, aussi rapide que les coureurs du Tour de France passants d’un col à l’autre en plein été.
Il y a quelques temps, en pleine discussion avec des amis, nous avons échangé sur le deuil à vivre. J’ai été incapable de voir sur moi-même mes dossiers empilés du passé. Aujourd’hui, j’accueille leurs paroles comme un projecteur doux sur mon cœur. Je donne maintenant à mon Dieu ces épreuves cachées. Il est le spécialiste qui porte mes fardeaux (Mat 11:28). Sa lumière est bienfaisante et il m’éclaire. Serez-vous capable aussi de le laisser vous éclairer ?
3. Nommer la perte (Archibal Hart)
Nommer la perte, c’est le début du deuil. Osons dire la peine qu’est la nôtre : J’ai perdu telle personne. Je ne la reverrai plus jamais sur cette Terre. Elle me manque. C’est dur.
Il peut s’agir d’un animal de compagnie, d’une maison, d’une amitié, etc. Dire les choses ou les chanter comme Enzo* est une clef. Maintenant, avec moi, voulez-vous la prendre ?
Nommer la perte, c’est le début du deuil
Tweet
4. Accueillir la consolation
La compensation n’est pas la consolation. Trouver refuge dans une substance non plus. Mais alors où aller pour la trouver ? Il y a sur votre route un berger pour la brebis que vous êtes. Un berger connaît bien toutes ses bêtes. Il repère tout de suite celle qui est blessée et sait lui apporter les soins dont elle a besoin.
Il peut s’agir d’un professionnel. Il me semble que dans les églises il y a des personnes ressources, aimantes et patientes. Elles sauront vous apporter le réconfort nécessaire. Faites confiance à la Providence pour cela.
5. Célébrer le passé
Égrener le passé, revisiter le lieu perdu ou revoir les photos apportera la paix et le bonheur vécu à ce moment-là.
6. Trouver l’épaule de l’ami fidèle
A qui donner son désespoir et son chagrin ? Pour les hommes, les amis de longues, ceux qui connaissent votre parcours, seront toujours là. Il y a des camarades, comme ceux avec qui l’on a porté les armes, qui sauront tendre l’oreille. C’est plus difficile de le faire avec les collègues de travail avec qui l’on a pas forcément envie de s’exposer.
Il y a un Ami qui vous écoutera. Il a déclaré : Je vous appelle ami car tout ce que j’ai appris je vous l’ai fait connaître. Il a partagé ses angoisses. Il en est mort. Mais la vie a triomphé. C’est mon Ami le plus fidèle. Lui sait mes faiblesses mieux que moi et mon épouse. Il ne m’a jamais trahi.
7. Changer de vêtement pour accueillir le Nouveau
Je vous conseille d’acheter une nouvel ensemble pour fêter le nouveau départ de votre vie. Qu’une joie puisse jaillir dans votre cœur, quitte à danser devant le miroir ! Ne vous inquiétez pas, personne ne vous jugera (tous vous envieront).
Je prie pour vous,
Laurent J.
Photos Pixels.com
