L'autre jour, frustré et découragé, j'ai pris ma tondeuse et j'ai coupé le gazon à vitesse grand V. Au moins, mon jardin a été vite fait !
La frustration est ce sentiment qui non seulement vous rend pénible mais aussi fait tomber dans le stress tout votre entourage sans même que vous vous en rendiez compte. Petit tour d'horizon de ce poison pour retrouver la plénitude.
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1. Elle est un corbillard suivie de pleureuses
Votre frustration peut pourrir l’ambiance dans la famille ou au travail. Sans raison apparente, vous vous en prenez à la première personne que vous avez au bout du fil ou à la caissière du supermarché. Il vaudrait mieux être seul dans ces cas-là.
Si vous avez ressenti cela, félicitations vous faites partie de la race humaine. Lorsque le sentiment de privation pointe le bout de son nez, il y a derrière lui, un cortège de pleureuses qui se font toutes plus bruyantes les unes que les autres et qui est prêt à vous envelopper. Elles se nomment : colère, vengeance, haine, découragement, abattement, refus de communiquer, etc. Elles font en sorte que vous tombiez dans le refrain de Caliméro1 : « C’est vraiment trop injuste ».
L’idéal serait, dès les premières sensations, d’identifier ce qui cherche à vous faire perdre votre calme. Je me connais suffisament pour savoir si je suis en « zone à risque », comme dirait mon GPS quand un radar approche. En général, sous pression, et que plusieurs déceptions arrivent, la frustration me guettent.
- Caliméro est le personnage principal d’un dessin animé, habitué à se plaindre, dont la réplique « c’est toujours trop injuste » terminait chaque épisode. Il est le type même de personne qui voit tout en noir.
2. Savoir motiver ses équipes (pour les leaders)
Si vous êtes cadre ou manager, votre humeur peut facilement déteindre sur vos collaborateurs. En effet, imaginons que vous veniez d’apprendre que le contrat qui devait être finalisé tombe à l’eau : la concurrence s’est vue plus réactive et surtout moins chère ! Que faire ? Être honnête avec son équipe : il faut informer dès que possible. Chacun a travaillé d’arrache-pied mais le contrat est passé sous le nez ! Ce n’est pas la première fois et vous avez su rebondir et motiver votre équipe par le passé. Une petite analyse s’avère nécessaire et, parfois, faire taire les défaitistes par un discours d’encouragement est un art dans lequel il faut exceller maintenant.
Chers collaborateurs,
Notre plus grand concurrent a réussi à remporter le concours. Nous étions au coude à coude avec lui. Et son projet a été choisi. Comme vous, je suis déçu car vous avez donné le meilleur de vous-même dans l’élaboration de ce grand challenge.
Perdre un contrat, ne signifie pas que nous sommes hors jeux le reste de la saison. Loin de là. Vous avez su , par le passé, vous mobiliser et la démonstration de vos compétences a éclaté plus d’une fois. Je ne vous cache pas que nous passons un moment difficile ; je comptais sur cette rentrée financière.
Néanmoins, il faut nous rappeler que nous avons de beaux objectifs à atteindre cette année. Faites taire les voix qui voudraient vous faire baisser les bras.
Je vous attends en salle de conférence pour vous exposer ma nouvelle stratégie pour les mois à venir. Une surprise vous y est réservée. 15h sur place.
Merci cher collaborateurs et partenaires, grâce au concours de chacun, nous sommes sur la route de la réussite.
Votre manager, Roland Courageur,
PS : Je vous rappelle que pour le dernier exercice comptable, nous avons réalisé le deuxième plus grand bénéfice de tous les temps pour notre société.
3. Allez tondre le gazon ou se changer les idées
C’est encore une chose toute simple : plutôt que de broyer du noir, transformez votre énergie négative en faisant complètement quelque chose d’autre. Au travail, éclipsez-vous aux toilettes, à la maison, passez le balai, ou prenez le temps de respirer à la fenêtre (lire Comment ne plus se laisser dominer par le stress) ou faites votre séance de sport ou de marche. Pour moi, j’ai tondu le gazon en moins de deux !
4. Je suis le Conservateur en chef
Lâcher l’affaire est peut-être le plus dur à faire. Vous avez et savez que vous avez raison. Vous voulez imposer votre point de vue à tout prix ? Et alors ? Comme dit l’adage : Un jour ou l’autre le temps vous donnera raison. Ou encore, comme l’écrit Jean de la Fontaine : PATIENCE et LONGUEUR de temps font plus que force ni que rage !
Je sais que certaines personnes sont plus à l’aise que d’autres dans ce domaine. Tout dépend si vous prenez la chose très à cœur et de manière personnelle. JE VOUS ENCOURAGE A NE PAS VOUS LAISSER VOLER VOTRE JOIE. Ce sera l’indicateur qui vous permettra de traverser cette journée sans tomber dans l’amertume.
Et voici un truc : fixez un objet que vous aimez et faites-en avec votre voix intérieure, la plus belle description comme si vous étiez un conservateur de musée. Avez-vous remarqué comment un spécialiste arrive à vous emmener dans son monde quand il est passionné ? Faites de même à vous-même ! Vous ressortirez vainqueur.
5. Mettre les bonnes lunettes
Verre à moitié vide ou à moitié plein ? Il contient tout de même la moitié ! Et ce n’est pas rien. Se concentrer sur ce qui va bien est une discipline de l’esprit. La bataille de la perception est aussi guidée par la culture ambiante. Je m’explique : ici, à Genève, nous avons la réputation de râler souvent. Les habitants des autres cantons suisses raillent les genevois pour cela. Néanmoins, vous n’êtes pas obligé de suivre le mouvement ambiant. Alors que les Nazis étaient aux portes de la Suisse, la veille de la deuxième guerre mondiale et que les autorités du pays voulaient capituler, le Général Guisan a rassemblé ses officiers pour les exhorter à ne pas baisser les bras. Le peuple suisse en a été galvanisé, les pertes minimisées et l’affrontement-boucherie évité ! Changez de perspective est la clef !
Je prie pour vous,
Laurent J.
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