À Esslingen am Neckar, en Allemagne, une statue représentant le diable a été installée sur la place de l’hôtel de ville. Cette œuvre de Tim Bengel reprend une légende locale dans laquelle le diable est trompé par une marchande. Certains y voient un clin d’œil à l’histoire de la ville. D’autres ressentent une véritable provocation. La controverse a malheureusement conduit à des dégradations et à des menaces.
Personnellement, je dois le reconnaître : je n’aimerais pas voir une telle statue au cœur de ma ville. Mais ce malaise ne doit nous conduire ni à la peur ni à la colère. L’artiste ne présente pas ici le diable comme un vainqueur. Et surtout, la foi chrétienne proclame une victoire bien plus grande.
Le Christ a déjà remporté la victoire
« Il a dépouillé les dominations et les autorités et les a livrées publiquement en spectacle, en triomphant d’elles par la croix. »
Colossiens 2.15
Une statue, aussi provocante soit-elle aux yeux de certains croyants, ne saurait remettre en question cette victoire. Nous n’avons pas à laisser la représentation du mal occuper toute notre attention.
Et si les Églises répondaient ensemble ?
Plutôt que de nous laisser entraîner dans la confrontation, pourquoi les Églises de cette ville ne s’uniraient-elles pas pour prier ? Prier pour les habitants, bénir les autorités comme nous y encourage 1 Timothée 2.1-2 et annoncer avec une conviction renouvelée l’Évangile d’un Dieu d’amour.
Je comprends que certaines personnes puissent être troublées ou effrayées. La meilleure réponse à cette inquiétude reste une foi nourrie de la Parole de Dieu, apaisante et rassurante, sans céder aux intimidations. Le message que nous portons est infiniment plus grand qu’une statue : Jésus-Christ est vivant et son amour demeure offert à tous.
Alors, plutôt que de laisser le diable occuper toute la conversation, parlons davantage de Jésus !
« Ne te laisse pas vaincre par le mal, mais surmonte le mal par le bien. »
Romains 12.21
L’actualité passe, la Parole demeure.

