« Une journée qui dévie de mes plans, des imprévus bousculent mon retour à la maison. Un vrai test de patience. »
Jacques 5.11
Voyez : nous félicitons les gens endurants ; vous avez entendu l’histoire de l’endurance de Job et vu le but du Seigneur parce que le Seigneur a beaucoup de cœur et montre de la pitié.
La chaleur de l’été, en ce début septembre est intense. J’aurais bien aimé rentrer chez moi. Mais cela ne sera pas possible à l’heure choisie. Tant pis. Je traverse la route en face de la gare et me réfugie dans une brasserie à la française : le Terminus ! J’espère que cela ne sera pas prémonitoire. Elle est bruyante. Les matchs de rugby sont projetés sur les écrans et des supporters s’engouffrent ! On y entend les serveurs plus que les autres voix pourtant. Leurs dialogues sont des invectives méridionales : on y parle comme cela ici.
A plusieurs reprises, je suis impatient. Je murmure intérieurement. Puis je me ravise. J’ouvre ma Bible. Etrangement, on y parle de patience et d’endurance. Un pur hasard, certainement. Le Ciel s’esclaffe. Vous aussi, n’est-ce pas ? Alors méditons. Cela me calmera.
Attendre c’est souffrir
Jacques 5.10
Pour la souffrance et la patience, le modèle à prendre, frères, ce sont les prophètes, qui ont parlé au nom du Seigneur.
Imaginez qu’avec notre persévérance, nous puissions contempler la réalisation de nos aspirations les plus profondes : une vie de famille épanouie, une carrière professionnelle accomplie, et bien plus encore. En ce qui me concerne, je rêve de voir ma famille entièrement ancrée dans la foi, que notre église soit pleine à craquer lors des cultes tant la soif de Dieu y est intense, de remporter des victoires personnelles, et ainsi de suite.
Le couple formé par la souffrance et la patience est indissociable. En réalité, personne n’aime souffrir. C’est certainement là le défi ! Lorsqu’on est malade, on devient patient. Et un patient souffre. C’est l’école de la vie, jusqu’au complet rétablissement.
Est-ce que je souffre en ce moment ? Peu, dans cette brasserie. La patience envahit mon être. Merci.
L’immédiateté opposée à l’endurance
Mais si l’efficacité des Coréens est indéniable, force est de constater que l’on aimerait que tout se passe de la même manière. Mais ce n’est pas le cas. Notamment dans cette journée de retour à la maison où les minutes semblent si longues.
De retour à Jacques 5, il est cité des modèles : les prophètes de l’Ancien Testament et le cultivateur. J’aime ce parallèle. Les uns ne sont pas moins que l’autre : ce sont des modèles. Tous les deux ont attendu patiemment. Les premiers l’accomplissement de la Parole divine et l’autre que la semence sorte de terre. À son rythme et non au mien. Merci mon Dieu pour ce passage si riche.
Et pour terminer…
Avec amour,
Laurent J.
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