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Je suis Lazare, ressuscité des morts

man standing on beach sand

Photo by Kindel Media on Pexels.com

"Lazare, raconte-nous ton histoire. Dis-nous comment le Maître est venu chez toi, ce qu'il a dit et comment... oui, comment il t'a ressuscité."
"Très bien, très bien. Écoutez tous mon témoignage. Tout ce que je vais vous dire... C'était durant ma jeunesse. Êtes-vous prêts ?"

1. Une famille en or

Je me souviens de ces jours à Béthanie, où ma vie était tissée de foi, d’amour et d’amitié. En tant que Juif, mon cœur battait pour Dieu, et je cherchais à Le rencontrer dans le temple de Jérusalem aussi souvent que possible. Cependant, je me sentais accablé par les chefs religieux qui nous imposaient sans cesse de lourds fardeaux. Leurs règles et leurs attentes semblaient étouffer la vraie essence de notre relation avec Dieu.
Heureusement, j’avais mes sœurs, Marthe et Marie, à mes côtés. Nous formions une petite famille unie, et nous partagions une amitié profonde avec Jésus.

Depuis, l’enfance, après avoir accompli nos tâches quotidiennes, nous nous retrouvions souvent pour jouer ensemble, rire et profiter de chaque instant précieux. J’aime mes sœurs et elles m’aiment aussi. Nous étions également là pour nos parents, les aidant dans leurs tâches avec joie et dévouement.

2. Le drame

Cependant, les derniers temps, ma santé commençait à décliner. Je ressentais une fatigue persistante, ma vision se troublait et je me sentais affaibli. Mes sœurs étaient préoccupées de me voir ainsi. À seulement 23 ans, j’avais l’air d’un homme bien plus âgé, luttant contre les maux qui me rongeaient de l’intérieur et perdant tout appétit.

Et puis vint ce jour fatidique où tout bascula. Alors que je me reposais sur notre terrasse en fin de journée, la mort sembla m’envelopper. Je m’endormis paisiblement, mais sans le savoir, je m’approchais du seuil de l’au-delà. Mes sœurs, prises de panique, crièrent à l’aide, appelant à l’aide tous ceux qui étaient à proximité. Le prêtre vint constater ma mort et mon corps fut placé sur un lit, dans la chambre la plus fraîche de notre humble demeure. On prépara la cérémonie et les amis et familles veillèrent pendant de longues heures.

3. Notre Ami qui aimait tant

C’est alors que Marthe eut une idée. Elle décida d’avertir Jésus de notre détresse, de notre chagrin inconsolable. Elle en parla avec Marie qui, pleine de foi, fit parvenir un message au cher Ami qui nous aimait tant. Jésus reçut cette missive, il prit connaissance de notre situation, et nous fit savoir qu’il viendrait à Béthanie. Marthe, comme toujours, s’affairait préparant à manger pour tous nos proches venus nous entourer. Marthe, fuyait en avant comme toujours ; Marie ne savait que faire. On me mit dans un tombeau. Tout était fini.

4. Le jour

Le jour de son arrivée, la tristesse imprégnait l’atmosphère. Jésus nous rejoignit avec plusieurs amis. La première chose qu’il fit ? Il prit dans ses bras ; il prit Marthe puis Marie, pleurant avec elles, ressentant notre douleur profonde. Les larmes coulaient sur les visages, témoignant de la profondeur de l’affection les uns pour les autres. Je crois bien que les Pharisiens étaient émus. Jésus parlait tour à tour avec Marthe, puis avec Marie. Les mots étaient simples, les gestes tendres. Le terme « résurrection » revenait sans cesse, portant un espoir insoupçonné.

Puis, Jésus posa la question qui allait changer notre destinée : « Où est le corps de Lazare ? » L’ensemble des personnes présentes se dirigea vers le cimetière, accompagnant Jésus. Là, il pria à voix haute, avec une simplicité qui semblait transcender l’espace et le temps. Vous avez déjà vu le Maître à l’œuvre ? Moi, je sais qui il est et ce qu’il peut faire.

D’une voix forte, Jésus m’ordonna de sortir de la tombe. Une voix si forte que je l’entendis du fin fond des entrailles de la terre. Un silence s’installa, empli d’une attente intense. Les cœurs se serrèrent, remplis de doutes mêlés d’espoir. Et alors, devant les yeux ébahis, je sortis de ma tombe, libéré des liens de la mort.

Mes sœurs se précipitèrent vers moi, m’enlaçant avec une joie indescriptible. Mon retour à la vie était une réalité incontestable. Ce moment était bien plus qu’un simple miracle. C’était une démonstration de l’amour infini que Jésus avait pour nous, une preuve vivante de sa puissance et de sa capacité à transcender les limites de ce monde. La joie débordait de nos cœurs, et les larmes qui coulaient maintenant étaient des larmes de gratitude et d’émerveillement. Ce jour-là, la vie m’a été rendue, et avec elle, une profonde gratitude pour chaque instant précieux que Dieu m’accorde. Ma foi envers Lui et mon amitié avec Jésus se sont renforcées, illuminant ma vie de lumière et d’espoir. Malheureusement, c’est là que les ennuis ont vraiment commencé pour Jésus. Aussi pour moi. On a mis sa tête à prix et la mienne aussi…

5. Je suis Lazare, ressuscité des morts

Je sais désormais que rien n’est impossible avec Dieu et que Son amour peut transcender toutes les frontières, toutes les limites, tout ce qui est impossible. Ainsi, ma voix se joint à celles de Marthe et Marie, témoignant de la résurrection miraculeuse qui a bouleversé nos vies. Je suis Lazare, celui qui était mort, et revenu à la vie grâce à la puissance de l’amour divin. Et pour cela, nous serons éternellement reconnaissants. Je suis Lazare, ressuscité des morts.

Jean 11.44

Et le mort sortit, les pieds et les mains attachés par des bandelettes et le visage enveloppé d’un linge. Jésus leur dit: «Détachez-le et laissez-le s’en aller.»

Avec amour,
Laurent J.

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