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Se laisser prendre par Jésus

Il y a un verbe grec du Nouveau Testament qui m’interpelle particulièrement : παραλαμβάνω (paralambanō).

Selon les contextes, il signifie prendre avec soi, accueillir, recevoir ou encore accepter ce qui est confié.

En parcourant ses nombreuses occurrences, une idée revient sans cesse : Dieu désire des hommes et des femmes qui acceptent de se laisser prendre par lui.

Notre époque célèbre l’autonomie. Nous voulons choisir notre chemin, garder le contrôle et décider seuls de notre avenir. Pourtant, l’Évangile nous invite à une démarche presque opposée: accepter que Jésus nous prenne avec lui.

C’est ce que Joseph a fait lorsque l’ange lui dit : « Prends le petit enfant et sa mère » (Matthieu 2.13). Sans tout comprendre, il obéit. Cette simple décision permit de protéger celui qui allait devenir le Sauveur du monde.

Jésus Le Maître par excellence

A person in traditional robes speaking to a group seated on a rocky hillside with a mountain backdrop and sunset sky
A teacher shares a profound message with followers overlooking a mountainous landscape at sunset.

Jésus agit ensuite de la même manière avec ses disciples. À plusieurs reprises, il prend Pierre, Jacques et Jean à l’écart. Il les emmène sur la montagne de la transfiguration. Puis il les prend avec lui au jardin de Gethsémané. Il les fait entrer dans son intimité afin de les former.

Il est frappant de constater que Pierre n’a jamais oublié ces moments. Bien des années plus tard, il écrit :

« Nous avons entendu cette voix venant du ciel lorsque nous étions avec lui sur la sainte montagne. » (2 Pierre 1.18)

Parce qu’il s’est laissé conduire par Jésus, Pierre a reçu une révélation qui a marqué toute sa vie. Mais cette expérience ne l’a pas rendu dépendant des émotions spirituelles. Au contraire, il conclut aussitôt :

« Nous tenons pour d’autant plus certaine la parole prophétique. » (2 Pierre 1.19)

Une véritable rencontre avec Dieu conduit toujours à aimer davantage sa Parole.

L’apôtre Paul emploie le même verbe dans un autre sens :

« J’ai reçu du Seigneur ce que je vous ai enseigné. » (1 Corinthiens 11.23)

Puis encore :

« Comme vous avez reçu le Seigneur Jésus-Christ, marchez en lui. » (Colossiens 2.6)

Avant de transmettre, Paul a reçu. Avant d’enseigner, il s’est laissé enseigner. Avant de conduire des Églises, il s’est laissé conduire par le Seigneur.

Pour Dieu ou avec Dieu

Small airplane pulling banner: Viens avec moi

C’est peut-être là l’un des plus grands défis de notre génération. Nous voulons souvent agir pour Dieu avant de prendre le temps d’être avec lui. Nous cherchons parfois à servir sans nous laisser former.

Jésus commence toujours par une invitation simple : « Viens avec moi. »

Cette invitation n’est pas réservée à quelques privilégiés. Elle s’adresse à chacun.

Si vous ne connaissez pas encore Jésus, il ne vous demande pas d’abord de devenir une meilleure personne. Il vous invite à le recevoir et à lui faire confiance. La foi chrétienne commence moins par ce que nous faisons pour Dieu que par ce que nous acceptons de recevoir de lui : son pardon, sa grâce, sa vie nouvelle.

Et si vous êtes croyant depuis longtemps, cette invitation demeure. Il est possible de servir beaucoup tout en cessant de marcher près du Maître. Jésus désire encore aujourd’hui nous prendre avec lui pour nous parler, nous corriger, nous encourager et nous conduire.

La plus belle promesse se trouve peut-être dans ces paroles :

« Je reviendrai, et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis vous y soyez aussi. » (Jean 14.3)

Toute la vie chrétienne se résume finalement à cela : accepter d’être pris par Jésus aujourd’hui afin d’être un jour pour toujours avec lui.

Quelques pistes pratiques

  • Commencez chaque journée en disant simplement : « Seigneur Jésus, je me laisse conduire par toi aujourd’hui. »
  • Prenez chaque jour quelques minutes pour lire un passage des Évangiles et demandez-vous : « Qu’est-ce que Jésus veut m’apprendre aujourd’hui ? »
  • Lorsque Dieu met une conviction dans votre cœur, choisissez d’obéir sans attendre de tout comprendre. C’est souvent ainsi que la foi grandit.
  • Recevez l’Évangile comme un cadeau et non comme une récompense. On ne mérite pas la grâce, on l’accueille.
  • Demandez-vous enfin : « Qui puis-je prendre avec moi pour l’encourager dans sa marche avec le Seigneur ? » Un appel, un café, une prière ou une lecture biblique partagée peuvent transformer une vie.

Accepter d’être pris par Jésus n’est jamais une perte de liberté. C’est découvrir celui qui sait parfaitement où il nous conduit.

« Ainsi donc, comme vous avez reçu le Seigneur Jésus-Christ, marchez en lui. » — Colossiens 2.6

Une rupture qui mène à la vraie vie

Jésus est homme de rupture ; rupture dans les conventions sociales, rupture avec la religion, rupture avec les rites qui embourbent son époque. A bon entendeur !

Marc 1.14–20 (Louis Segond 1910) ▾
14 Après que Jean eut été livré, Jésus alla dans la Galilée, prêchant l’Évangile de Dieu.
15 Il disait: Le temps est accompli, et le royaume de Dieu est proche. Repentez-vous, et croyez à la bonne nouvelle.
16 Comme il passait le long de la mer de Galilée, il vit Simon et André, frère de Simon, qui jetaient un filet dans la mer; car ils étaient pêcheurs.
17 Jésus leur dit: Suivez-moi, et je vous ferai pêcheurs d’hommes.
18 Aussitôt, ils laissèrent leurs filets, et le suivirent.
19 Étant allé un peu plus loin, il vit Jacques, fils de Zébédée, et Jean, son frère, qui, eux aussi, étaient dans une barque et réparaient les filets.
20 Aussitôt, il les appela; et, laissant leur père Zébédée dans la barque avec les ouvriers, ils le suivirent.
© Texte biblique: Louis Segond 1910

Le temps accompli et l’appel décisif

Marc situe l’entrée en scène de Jésus après l’arrestation de Jean-Baptiste. Un temps se ferme et un autre s’ouvre. Jésus proclame que le moment fixé par Dieu est arrivé et que le règne de Dieu s’est approché. La réponse attendue n’est ni un rituel ni une réforme morale progressive, mais une double décision intérieure : se repentir et croire.

Cet appel n’est pas abstrait. Il prend chair immédiatement dans des vies concrètes. Jésus appelle des hommes au cœur de leur quotidien professionnel. Simon, André, Jacques et Jean laissent leurs filets sans délai. Leur geste exprime que le royaume de Dieu exige une priorité absolue. Suivre Jésus, c’est accepter une rupture réelle, mais féconde.

« Repentez-vous et croyez à la bonne nouvelle » (Marc 1.15)


Jésus et les exclus : la grâce en action

Avec l’appel de Lévi, Jésus franchit une frontière sociale et religieuse scandaleuse. Le collecteur d’impôts incarne l’exclusion, la compromission et l’impureté aux yeux du judaïsme pieux. Pourtant Jésus l’appelle sans conditions préalables. Lévi se lève, quitte tout et suit Jésus, signe qu’un appel de grâce suscite une réponse radicale.

Le repas qui suit devient un acte théologique. En partageant la table avec des « péagers et pécheurs », Jésus manifeste une communion volontaire avec les exclus. Dans le contexte sémitique, manger ensemble signifie accepter l’autre, s’identifier à lui, entrer en relation profonde. C’est précisément ce qui scandalise les scribes et les pharisiens.

La réponse de Jésus révèle le cœur de sa mission : il n’est pas venu pour confirmer les justes dans leur suffisance, mais pour guérir les pécheurs conscients de leur besoin. Le péché est une maladie du cœur, et Jésus se présente comme le seul médecin capable de poser un diagnostic juste et d’offrir une guérison complète.

« Ce ne sont pas les bien-portants qui ont besoin de médecin, mais les malades » (Marc 2.17)


La joie du royaume et la figure de l’époux

La question du jeûne révèle une incompréhension plus profonde. Les disciples de Jean et les pharisiens pratiquent un jeûne régulier, expression d’attente, de deuil ou de pénitence. Jésus répond par une image surprenante : un mariage. Sa présence inaugure un temps de joie, non de tristesse.

En se présentant implicitement comme l’époux, Jésus se place au centre des promesses bibliques où Dieu est l’époux d’Israël. Sa venue marque l’accomplissement de cette alliance. Tant que l’époux est présent, le jeûne serait déplacé. La relation prime sur le rite.

Cependant Jésus annonce aussi son retrait futur. Ce verset contient déjà en germe la croix. Le jeûne pourra avoir sa place dans le temps de l’absence, mais il ne sera jamais le cœur de la foi. Le christianisme est fondamentalement une foi de joie relationnelle, non une religion du manque.

« Ils ne peuvent pas jeûner pendant que l’époux est avec eux » (Marc 2.19)


Le nouveau qui ne se mélange pas à l’ancien

Les images du vêtement et des outres concluent l’enseignement de Jésus par une affirmation forte : le salut n’est pas un rapiéçage de l’ancien système religieux. On ne peut pas ajouter Jésus à une structure légaliste sans tout déchirer. Le royaume qu’il apporte est radicalement nouveau.

Le judaïsme légaliste avait rempli sa fonction pédagogique, mais son temps arrivait à son terme. Jésus n’est pas venu améliorer la Loi, mais l’accomplir pleinement et inaugurer une nouvelle alliance. Celle-ci ne s’écrit plus sur des tables de pierre, mais dans les cœurs par l’Esprit.

Le salut n’est donc ni un compromis ni une synthèse religieuse. Il est une nouvelle création, une transformation profonde de l’être. Refuser cette nouveauté, c’est perdre à la fois le vin et les outres.

« Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature » (2 Corinthiens 5.17)


Synthèse finale

Ce passage de Marc révèle un Jésus libre, audacieux et profondément miséricordieux.
Il appelle des hommes ordinaires.
Il accueille les exclus.
Il guérit les pécheurs.
Il apporte la joie du royaume.
Il inaugure le neuf irréductible.

Suivre Jésus, ce n’est pas adopter une meilleure religion, mais entrer dans une relation vivante, accepter d’être guéri, se réjouir de sa présence et consentir à être transformé de fond en comble.

« Car toutes les promesses de Dieu ont en lui leur oui » (2 Corinthiens 1.20)

Laurent, de spirit cookie

Comment partager l’Évangile avec les enfants : 7 clés importantes

Partager l’Évangile avec les enfants est une mission précieuse et délicate. Leur foi naissante mérite toute notre attention et notre amour. Voici sept clés pour transmettre efficacement l’Évangile aux plus jeunes.

1. Un regard de tendresse et de respect

Jésus a montré l’exemple en accueillant les enfants avec amour et respect. Il a dit : « Laissez les petits enfants venir à moi, et ne les en empêchez pas ; car le royaume de Dieu est pour ceux qui leur ressemblent. » (Luc 18:16). En suivant cet exemple, nous devons aborder chaque enfant avec une tendresse et un respect sincères, reconnaissant leur valeur et leur potentiel spirituel.

2. Parler de Dieu dès le plus jeune âge

Il est crucial de parler de Dieu aux enfants dès leur plus jeune âge. Penser qu’ils choisiront leur foi par eux-mêmes sans aucune base est une erreur. Si nous ne leur parlons jamais de Dieu, ils n’auront rien à choisir le moment venu. Instaurer des discussions régulières sur la foi, la Bible et l’amour de Jésus dès le début est essentiel pour leur donner une fondation solide.

3. Transmettre la foi par l’exemple

Les enfants apprennent beaucoup par l’observation. Votre vie et votre attachement à Christ sont des témoignages puissants. En vivant votre foi de manière authentique et visible, vous montrez à vos enfants ce que signifie suivre Jésus. Votre exemple de prière, de lecture de la Bible et de service aux autres est une leçon vivante pour eux.

4. Encourager leur foi naturelle

Naturellement, les enfants ont une disposition à croire en Dieu et un désir de le connaître. Il est de notre responsabilité de nourrir cette foi innée. Partagez des histoires bibliques, priez avec eux et répondez à leurs questions avec patience et amour. Cela renforce leur curiosité spirituelle et leur relation avec Dieu.

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Évangélisation selon Jean 4 : Des clés pour une approche respectueuse et pertinente

L’évangélisation, c’est tout un art ! Parfois, on se demande comment s’y prendre, par où commencer, ou encore comment parler de notre foi sans brusquer ou froisser les autres. Heureusement, la Bible nous donne de superbes exemples à suivre, notamment dans Jean 4, où Jésus rencontre la femme samaritaine. Voici cinq clés tirées de cet épisode pour une évangélisation efficace et pleine de sens.

1. Aborder simplement et avec respect

Quand Jésus s’approche de la femme samaritaine, il commence par une simple demande : « Donne-moi à boire. » (Jean 4:7). Rien de compliqué, juste une conversation normale. C’est une bonne leçon pour nous. Parfois, il suffit de commencer par une petite discussion, sans chercher à imposer nos idées dès le départ. Le respect et la simplicité ouvrent souvent les portes.

2. Parler des besoins réels

Jésus ne parle pas tout de suite de spiritualité. Il commence par un besoin très concret : la soif. De la même manière, nous pouvons aborder les gens en parlant de leurs préoccupations et besoins quotidiens. Que ce soit la recherche de sens, la paix intérieure, ou le besoin de réconfort, partir des besoins réels rend la discussion plus pertinente et engageante.

3. Introduire doucement la dimension spirituelle

Après avoir parlé de l’eau, Jésus amène doucement la conversation vers quelque chose de plus profond : « Si tu savais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : ‘Donne-moi à boire’, tu lui aurais toi-même demandé à boire, et il t’aurait donné de l’eau vive. » (Jean 4:10). De la même manière, nous pouvons introduire la dimension spirituelle de manière naturelle, en répondant aux questions ou aux curiosités de notre interlocuteur.

4. Écouter et répondre avec vérité et amour

Lorsque la femme parle de ses relations, Jésus l’écoute attentivement et répond avec vérité, mais sans jugement. Il dit simplement ce qu’il sait : « Tu as eu cinq maris, et l’homme que tu as maintenant n’est pas ton mari. » (Jean 4:18). Écouter attentivement et répondre avec amour et vérité peut toucher les cœurs plus profondément que tout discours préparé.

5. Laisser place à la révélation divine

Enfin, après cette conversation, la femme samaritaine réalise qui est Jésus : « Je sais que le Messie doit venir… Jésus lui dit : ‘Je le suis, moi qui te parle’. » (Jean 4:25-26). Dans notre évangélisation, il est crucial de laisser Dieu agir. Nous plantons les graines, mais c’est Lui qui fait grandir la foi dans le cœur des gens.


Pour finir, laissez-moi partager une petite expérience personnelle. Il y a plus de vingt ans, en ville, j’ai été comme attiré par une personne qui était assise sur le trottoir. Je me suis mis à sa hauteur et nous avons échangé quelques mots. À ce moment-là, j’ai été saisi par une compassion surnaturelle pour elle. Ensuite, sans prolonger la conversation, je l’ai simplement bénie. Cet instant est gravé dans ma mémoire. Être une bénédiction pour les autres est une forme puissante d’évangélisation.

Rappelons-nous toujours de ce verset inspirant : « Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. » (Matthieu 28:19). Que Dieu vous bénisse dans vos efforts pour partager sa Parole avec amour et respect.

Témoignages de Rencontres avec Christ

Témoignages de rencontres avec Christ

Un Pasteur transformé

Un homme partage comment sa rencontre avec le Christ a profondément changé sa vie. Ayant ressenti un manque de puissance dans son ministère, il a prié pour recevoir le Saint-Esprit. Lors d’une retraite charismatique, il a vécu une expérience puissante où l’Esprit est descendu sur lui, transformant son ministère et renforçant son service de miséricorde et de prédication.

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Rencontre dans une assemblée de prière

Une femme raconte sa première visite à une assemblée de prière du Renouveau Charismatique, où elle a ressenti une joie immense et une tendresse extraordinaire. Cette expérience a marqué le début de sa transformation, la comblant d’amour et de sécurité, et l’a aidée à retrouver confiance en elle et en sa place dans sa famille et sa communauté.

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Conversions des temps modernes

Divers témoignages montrent des conversions soudaines et profondes, comme celle de Paul Claudel, qui a rencontré Christ sans le chercher, et dont la vie a été bouleversée. Ces récits mettent en lumière la puissance de la rencontre avec Dieu et la transformation radicale qu’elle peut engendrer.

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Libérée des tourments

Une femme témoigne de sa libération des oppressions et des angoisses grâce à l’intervention de Dieu. Ayant souffert de paralysie et de peur pendant des années, elle a trouvé la délivrance et la paix en Christ, ce qui a radicalement changé sa vie.

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Expérience de la Grâce en prison

L’histoire d’Asia Bibi, emprisonnée et condamnée à mort pour blasphème au Pakistan, montre comment sa foi en Christ l’a soutenue pendant ces années difficiles. Acquittée en 2018, elle continue de témoigner de la grâce de Dieu qui l’a accompagnée tout au long de cette épreuve.

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