Quand le conseil semble bon mais ne l’est pas du tout
Il existe des conseils qui paraissent excellents. Ils sont logiques, viennent de personnes sincères, cherchent parfois notre bien et peuvent même être accompagnés d’arguments spirituels très convaincants.
Et pourtant, ils ne correspondent pas toujours à ce que Dieu demande.
La Bible contient plusieurs scènes étonnantes où un homme ou une femme de Dieu doit discerner un conseil et faire la différence entre une bonne idée humaine et la direction précise du Seigneur. Le problème n’est pas nécessairement que le conseiller soit mal intentionné. Très souvent, il aime profondément celui qu’il conseille. Mais il regarde la situation avec ses émotions, son raisonnement ou sa peur alors que Dieu regarde plus loin.
Quand les frères de Jésus veulent lui dicter son calendrier
En Jean 7.3-5, les frères de Jésus lui disent en substance :
« Pars d’ici et va en Judée afin que tes disciples voient aussi les œuvres que tu fais. »
Le raisonnement paraît excellent. Si Jésus accomplit de grandes œuvres, pourquoi rester relativement discret en Galilée ? Jérusalem est le centre religieux, la fête approche et il faudrait se montrer. C’est presque un conseil de communication moderne : si tu veux être connu, va là où tout le monde pourra te voir.

Mais Jésus répond : « Mon temps n’est pas encore venu. » (Jean 7.6). Le problème n’était pas nécessairement la destination puisque Jésus allait effectivement monter à Jérusalem. Le problème était le moment et la motivation.
On peut donc recevoir un conseil qui indique la bonne direction tout en proposant le mauvais calendrier. Une des premières questions du discernement devrait être : est-ce seulement une bonne idée ou est-ce le temps de Dieu ?
Pierre aime Jésus mais lui donne un très mauvais conseil
Lorsque Jésus annonce sa souffrance et sa mort, Pierre réagit immédiatement : « À Dieu ne plaise, Seigneur ! Cela ne t’arrivera pas. » (Matthieu 16.22).
Pierre aime Jésus. Son intervention vient probablement d’un attachement sincère : il ne veut pas voir son Maître souffrir. Pourtant Jésus répond avec une fermeté impressionnante : « Arrière de moi, Satan ! […] car tes pensées ne sont pas les pensées de Dieu mais celles des hommes. » (Matthieu 16.23).
Voilà peut-être l’une des clés de tout notre sujet : une pensée peut être remplie d’affection tout en restant une pensée humaine. Pierre voulait épargner Jésus, alors que Dieu voulait sauver le monde par la croix. Pierre voyait la souffrance à éviter ; Jésus voyait la mission à accomplir.
Il existe donc des conseils qui cherchent à nous protéger de ce que Dieu nous demande précisément de traverser.
Paul à Jérusalem : un conseil prudent qui tourne mal
Actes 21 nous offre un exemple particulièrement intéressant. Lorsque Paul arrive à Jérusalem, Jacques et les anciens lui parlent d’une rumeur qui circule parmi les croyants juifs. On prétend que Paul enseigne aux Juifs vivant parmi les nations à abandonner Moïse.
Les responsables proposent alors une solution. Quatre hommes ont fait un vœu, probablement lié au naziréat de Nombres 6. Paul doit se purifier avec eux et prendre en charge les frais nécessaires à l’accomplissement de leur vœu.
Le raisonnement semble excellent. En faisant cela, Paul montrera publiquement qu’il n’est pas hostile à la Loi. Le conseil est intelligent, diplomatique et cherche l’apaisement. Il est même bibliquement défendable puisque Paul n’a jamais enseigné qu’un Juif devait renoncer à toute pratique juive pour suivre Jésus.
Et pourtant, le résultat est exactement l’inverse de celui qui était espéré. Paul entre dans le Temple afin de montrer son respect pour la Loi et quelques jours plus tard ses adversaires l’accusent précisément d’enseigner contre le peuple, contre la Loi et contre le Temple : « Cet homme prêche partout et à tout le monde contre le peuple, contre la loi et contre ce lieu. » (Actes 21.28).
Le plan destiné à éviter le scandale devient le contexte même de l’émeute. Cela ne signifie pas nécessairement que Jacques et les anciens ont péché en donnant ce conseil. Luc ne porte pas explicitement ce jugement. Mais leur stratégie montre au minimum une chose importante : une solution humainement très habile ne garantit jamais le résultat attendu.
Dieu avait déjà averti Paul qu’il allait souffrir. Le Saint-Esprit lui attestait : « Le Saint-Esprit m’avertit que des liens et des tribulations m’attendent. » (Actes 20.23). Le plan des anciens cherchait l’apaisement. Le plan de Dieu allait conduire Paul dans une tout autre direction.
Et pourtant, Dieu demeurait parfaitement souverain. Même ce conseil qui n’aboutit pas au résultat espéré devient finalement un maillon de la route qui conduira Paul jusqu’à Rome. Pour replacer ce passage dans l’ensemble du livre, on peut aussi relire notre dossier Actes des apôtres.

Quand ceux qui aiment Paul veulent l’empêcher d’avancer
Un peu auparavant, plusieurs croyants avaient essayé de convaincre Paul de ne pas poursuivre sa route vers Jérusalem. À Tyr, les disciples savent par l’Esprit que des souffrances attendent Paul. Ils lui disent de ne pas monter à Jérusalem (Actes 21.4).
Puis le prophète Agabus prend la ceinture de Paul et annonce : « Voici ce que déclare le Saint-Esprit : L’homme à qui appartient cette ceinture, les Juifs le lieront de la même manière à Jérusalem. » (Actes 21.11).
La réaction est immédiate : les croyants et les compagnons de Paul le supplient de ne pas monter à Jérusalem. Leur réaction est compréhensible. Ils aiment Paul et viennent d’entendre une véritable parole prophétique. Mais ils semblent transformer un avertissement de Dieu en interdiction de Dieu.
Le Saint-Esprit avait annoncé ce qui arriverait. Eux en déduisent ce que Paul devrait faire. Ce n’est pas exactement la même chose.
Paul répond : « Que faites-vous en pleurant et en me brisant le cœur ? Je suis prêt non seulement à être lié mais encore à mourir à Jérusalem pour le nom du Seigneur Jésus. » (Actes 21.13). Finalement ils reconnaissent : « Que la volonté du Seigneur se fasse ! » (Actes 21.14).
Voilà une leçon essentielle sur la prophétie : une révélation authentique peut être suivie d’une interprétation humaine erronée. Agabus annonce les liens. Les croyants ajoutent : « Donc n’y va pas. » Paul discerne autre chose : puisque Dieu l’avertit, il doit être prêt à les affronter.
Josué : quand tout semble évident
Josué 9 contient probablement l’un des exemples les plus nets de toute la Bible. Les Gabaonites savent qu’Israël conquiert le pays. Ils élaborent donc une mise en scène avec de vieux sacs, de vieilles outres, des vêtements usés, des sandales abîmées et du pain sec et moisi.

Puis ils affirment venir d’un pays très éloigné. Tout semble confirmer leur histoire. Les preuves sont devant les yeux de Josué et des responsables d’Israël. Ils examinent les provisions et le texte ajoute cette petite phrase terrible : « Mais ils ne consultèrent pas l’Éternel. » (Josué 9.14).
Voilà le véritable problème. Ils avaient des preuves, une logique, des éléments matériels et ils avaient probablement discuté ensemble. Il leur manquait seulement une chose : demander à Dieu.
Trois jours plus tard, ils découvrent qu’ils ont été trompés. La leçon est saisissante : ce n’est pas parce qu’une situation paraît évidente qu’il n’est plus nécessaire de prier. Parfois, c’est précisément lorsque tout semble évident qu’il faut le plus consulter Dieu. Sur ce sujet, notre article Apprendre à prier et écouter peut prolonger la réflexion.
Roboam : choisir les conseils qui nous arrangent
Dans 1 Rois 12, Roboam reçoit deux conseils opposés. Les anciens qui avaient servi Salomon lui recommandent de répondre favorablement au peuple : « Si aujourd’hui tu te fais le serviteur de ce peuple […] ils seront pour toujours tes serviteurs. »
Mais Roboam rejette leur avis. Il consulte ensuite les jeunes hommes qui ont grandi avec lui. Eux lui conseillent la fermeté et l’intimidation, et c’est ce conseil qu’il préfère. Pourquoi ? Probablement parce qu’il correspond davantage à ce qu’il souhaite entendre.
Le résultat est catastrophique : le royaume se divise. Cela nous apprend une autre vérité : nous pouvons multiplier les conseillers jusqu’à trouver celui qui nous dira ce que nous avons déjà décidé de faire. Ce n’est plus chercher un conseil. C’est chercher une approbation.
Un conseil peut être sincère et pourtant mauvais
Tous ces récits mettent en évidence plusieurs catégories de mauvais conseils. Il y a le conseil de l’ambition lorsque les frères de Jésus veulent qu’il se montre. Il y a le conseil de l’affection lorsque Pierre veut éviter la croix à Jésus. Il y a le conseil de la prudence humaine lorsque les responsables de Jérusalem cherchent à neutraliser une rumeur.
On trouve aussi le conseil de la peur lorsque les disciples veulent empêcher Paul de poursuivre son chemin, le conseil fondé uniquement sur les apparences lorsque Josué croit les Gabaonites et le conseil qui flatte notre propre volonté lorsque Roboam écoute ceux qui confirment son désir.
Aucun de ces mécanismes n’a disparu. Nous pouvons encore aujourd’hui confondre la prudence avec la direction de Dieu, la protection avec la volonté de Dieu, le consensus avec la volonté de Dieu, l’émotion avec la volonté de Dieu, une porte ouverte avec la volonté de Dieu, une difficulté avec l’interdiction de Dieu et une prophétie avec l’interprétation que nous en faisons.
Tous les conseils doivent être pesés
La Bible ne nous encourage pas à devenir méfiants envers tous les conseils. Au contraire : « Le salut est dans le grand nombre des conseillers. » (Proverbes 11.14).
Nous avons besoin des autres. Dieu se sert de frères et de sœurs, de responsables, d’amis et parfois même d’une parole qui nous dérange profondément. Mais recevoir un conseil ne signifie pas abandonner notre responsabilité devant Dieu.
Un conseil doit être écouté, examiné, prié et discerné, même lorsqu’il vient de quelqu’un que nous respectons, lorsqu’il semble parfaitement logique, lorsqu’il correspond à notre désir ou lorsqu’il est accompagné d’une parole prophétique. Et cela est d’autant plus vrai lorsqu’il touche une décision importante.
Le Saint-Esprit reste le meilleur conseiller
Dieu ne nous demande pas de naviguer seuls entre toutes les voix qui nous entourent. Il veut lui-même nous conduire. Le Psaume 32 contient cette magnifique promesse :
« Je t’instruirai et te montrerai la voie que tu dois suivre ; je te conseillerai, j’aurai le regard sur toi. »
Psaume 32.8
Ce verset remet le conseil à sa juste place. Nous pouvons écouter les hommes mais Dieu seul voit toute la route. Nous voyons aujourd’hui ; il voit demain. Nous voyons le problème ; il voit également ce qu’il produira. Nous cherchons parfois à éviter une souffrance ; Dieu sait qu’il peut utiliser cette souffrance pour accomplir sa mission.
Paul n’avait certainement pas imaginé que les événements de Jérusalem finiraient par lui ouvrir le chemin vers Rome. Mais Dieu le savait.
Quelques questions avant de suivre un conseil
- Est-il conforme à l’Écriture ?
- Est-ce une direction de Dieu ou simplement une solution raisonnable ?
- Suis-je attiré par ce conseil parce qu’il confirme ce que je voulais déjà faire ?
- La peur influence-t-elle ma décision ?
- L’émotion de ceux qui m’aiment prend-elle la place du discernement ?
- Ai-je réellement pris le temps de consulter Dieu ?
- Le Saint-Esprit m’a-t-il donné une conviction intérieure différente ?
- Suis-je prêt à obéir même si la route de Dieu semble plus difficile ?
Et peut-être cette dernière question : ai-je demandé au Seigneur ce qu’il en pense avant de demander l’avis de tout le monde ?
Car le conseil le plus convaincant n’est pas toujours le meilleur. La route la plus facile n’est pas toujours celle de Dieu. L’opposition n’est pas toujours le signe qu’il faut s’arrêter et l’absence d’opposition n’est pas toujours le signe qu’il faut avancer.
L’Esprit Saint est capable de nous avertir, de nous reprendre, de nous arrêter et de nous envoyer. Apprenons donc à écouter les conseils avec humilité sans leur donner la place qui appartient à Dieu seul.
« Je t’instruirai et te montrerai la voie que tu dois suivre ; je te conseillerai, j’aurai le regard sur toi. »
Psaume 32.8

Sources et pour aller plus loin
Textes bibliques principaux
Jean 7.3-10 ; Matthieu 16.21-23 ; Actes 20.22-24 ; Actes 21.1-36 ; Josué 9 ; 1 Rois 12.1-20 ; Proverbes 11.14 ; Psaume 32.8.
Pour approfondir le cas de Paul à Jérusalem
Actes 21.17-26 présente le conseil de Jacques et des anciens ; Actes 21.27-36 raconte l’émeute qui suit ; Actes 23.11 rappelle ensuite que le Seigneur conduit Paul vers un témoignage à Rome.
Sur le discernement spirituel
Romains 12.2 ; 1 Corinthiens 14.29 ; 1 Thessaloniciens 5.19-22 ; Jacques 1.5.
Articles Spirit Cookie liés
Apprendre à prier et écouter
Actes des apôtres
Les scènes bibliques présentées ici ne signifient pas que tout conseil humain soit mauvais. Elles invitent à peser les conseils, les émotions et les interprétations à la lumière de l’Écriture et dans la prière.
Le psaume observe sans illusion la réalité : les richesses impressionnent mais elles ne sauvent pas.
Le psalmiste confesse une espérance personnelle et vivante : Dieu ne l’abandonnera pas à la mort. Le verbe employé évoque l’enlèvement d’Hénoc ou l’accueil intime d’un enfant par son père. Ce n’est pas une délivrance abstraite mais une relation : il me prendra avec lui.
Le Psaume 49 nous invite à lever les yeux au-delà du présent. Il nous apprend à vivre libres du regard des autres confiants dans l’avenir et enracinés dans l’amour de Dieu.


Lot : Bonjour et merci de m’accueillir. Je suis Lot, le neveu d’Abraham. Nous sommes tous les deux issus de la même famille, descendants de Terah. Abraham est mon oncle bien-aimé et nous avons toujours eu une relation étroite. Il a été un mentor pour moi, me guidant dans ma marche avec Dieu.
Spirit Cookie : Heureusement, votre oncle Abraham a intercédé auprès de Dieu pour vous. Pouvez-vous nous parler de l’intervention divine qui a sauvé votre vie et celle de votre famille de la destruction imminente ?
Spirit Cookie : Nous sommes à votre écoute !
J’ai une personne en tête. J’espère qu’elle ne se reconnaîtra pas ou plutôt, oui. Je le souhaite ; cela lui serait salutaire. Elle est exceptionnelle, intelligente et déterminée. Elle est croyante et pleine de foi. Et pourtant, par son caractère, lorsqu’elle est de mauvaise humeur et ne se contrôle pas, elle est capable de mettre en bas « le moral d’une armée entière ». C’est difficile pour ses proches. Et j’avoue ne pas souhaiter la croiser. Bref ! Vous l’aurez peut-être reconnue. C’est vous, c’est moi. Qu’est-ce que l’on peut être détestable dans ces moments-là, n’est-ce pas ? Bougonner, murmurer, pester fait du tort non seulement à vous-même mais aussi à votre entourage. Sans parler du fait que vous pouvez attrister le Seigneur Jésus. Alors comment s’améliorer ?
Comme à chaque fois, l’autre est mon miroir. Le collègue de travail, l’ami, le conjoint ou encore le frère ou la sœur de l’église, c’est lui mon semblable. Il reflète ce que je suis. A son contact, je peux me rendre compte de mon état ou de mon humeur.
En général, vous savez quand la colère monte en vous ; une situation vous agace puis vous énerve et cette satanée colère explose. Puis vous vous mettez à exprimer des paroles destructrices sur les autres ou sur vous-même.
Je lis en ce moment un livre de Paul Coelho. Il cite volontiers l’Ouvrage perpétuel, celui parcouru du souffle divin. Il brode autour pour en saisir l’éternité et l’amener à son lecteur. Il est un des écrivains au monde les plus connus. Ces livres sont traduits en plus de 80 langues. Quelle performance, n’est-ce pas ? Mais il est auteur unique, qui s’en ira un jour.
Une des phrases du
J’ai remarqué que Jésus-Christ, mon Sauveur, utilise le don que je peux avoir pour véhiculer sa pensée. Qu’il s’agisse message en église le dimanche ou d’un arrêt sur mon canapé du salon à regarder par la fenêtre (le don de s’arrêter est un charisme rare 😉). Je pense aussi à celui de prier pour les personnes. Tout à coup, un inspiration peut surgir et je la nomme pensée de Dieu. Elle provient de l’extérieur. Elle n’est pas le fruit d’un calcul mais d’un éclairage soudain. Cette même pensée peut me faire du bien et, si vous la lisez, pourra vous encourager aussi.
Dieu habite dans le ciel et personne ne peut le voir. Sinon, toute l’humanité serait croyante. Il se montrerait en permanence que l’on soit bon ou méchant, riche ou sans le sou, inconnu ou célèbre. Mais ce n’est pas le cas. Nous ne pouvons le voir et encore moins l’entendre. C’est pourquoi, en tant qu’initiant, il a décidé de venir en personne vous rencontrer par son Fils. Maintenant, Lui le Sauveur, il chuchote à l’oreille de l’humanité, de vous personnellement. Que dit-il ? Il ne crie pas, il ne casse pas, il ne se met pas en recherche d’une célébrité médiatique. Loin de tout cela, il parle à votre cœur. C’est une évidence pour Lui de vous bénir. En retour, il souhaite que vous lui fassiez confiance. Lui avez-vous donné la votre ? Moi je l’ai fait dès 1986 et de ma crasse morale, il me débarrasse chaque jour si je l’écoute bien.
Vous connaissez l’adage : « les mauvaises compagnies corrompent les bonnes moeurs« . Mais les bonnes alors? Elles bonifient. Autrement écrit, vos amis doivent être inoffensifs au niveau de l’influence négative sur votre âme et même d’un optimisme sans faille sur votre esprit. Dans ce climat, vous serez surpris d’entendre Dieu vous parler à travers eux.
Si vous allez assister à un service religieux, il y a quelque chose qui a pratiquement disparu : les prophéties. Elles existent néanmoins. On appelait cela autrefois les oracles du Seigneur, chose qui était courante durant des périodes pas si lointaine. De quoi s’agit-il ? 
C’est bien connu. Nous devenons ce que nous pensons de nous-même. Alors pensez en bien. Si vous vous faites grâce, alors vous êtes paisible. Mais on vous a peut-être inculqué d’être parfait. On vous a dit qu’il fallait toujours être à l’heure ou en avance à un rendez-vous. Vous avez compris que vous deviez sans cesse plaire… mais voilà… patatras. Aujourd’hui, tout marche de travers. Et vous vous sentez incapable. Alors les pensées de doutes toquent à votre entendement. Elles insistent et il vous faut un médicament pour calmer la tempête qui sévit entre vos 2 oreilles. Vous en avez mal au ventre.
On va faire un petit jeu. Tendez votre bras. Servez vous de votre main comme d’un viseur. Balayez devant vous tout se qui passe entre vos doigts alors que vous faites un 180° : mon chat, ma table de salon, ma vitrine, la porte-fenêtre, le soleil qui passe à travers les vitres, ma cuisine, mon poêle à bois, mes enfants, mon épouse, etc. Pour chaque chose ou personne que je vois, j’exprime un merci. Du coup, la joie s’empile couche après couche. Vous allez voir c’est magique. Et l’esprit bougon recule à grandes enjambées : ça fait du bien.
Dans une autre vie, j’ai assuré la sécurité pour l’entrée des journalistes sportifs d’un stade de football. Il fallait veiller, guider et contrôler. J’utilise cette expérience de vie pour dire que vous êtes le gardien de la porte d’entrée de vos pensées. Puisque c’est elles qui influencent notre joie, vous pouvez décider de garder seulement les bonnes. Faire le flic : toi tu rentres, toi pas! Vous en avez l’autorité et le pouvoir. C’est sain et permet de garder le cap durant toute la journée. Et puis si un squatter devait s’infiltrer, une prière de confiance aidera à le mettre tout de suite hors d’état de nuire !
On vient d’avoir une grève même en Suisse qui pourtant n’en a pas la culture du tout . A la télé, il y a des spécialistes qui voient le verre à moitié vide ; ils grognent, se plaignent et font en sorte que cela se répande sur une ville ou même un pays. Certains sont convaincants dans leurs propos. D’autres se plaignent en chantant le même refrain des autres. Et puis, il y a toujours des exagérations… Tout cela n’amène pas un climat d’optimisme je trouve.
On aime recevoir des cadeaux, n’est-ce pas ? C’est humain. Et nous accueillons cela avec une satisfaction pensant que nous comptons pour quelqu’un. Cela me fait toujours plaisir d’en recevoir.
En tant que pasteur, je pense que le défi que je rencontre le plus chez celles et ceux que je côtoie est (roulement de tambour) : vaincre le rejet. C’est une vraie plaie ! Rejet de soi, rejet de son corps ou d’une partie, rejet de ce que l’on vit et par conséquent des autres, se sentir rejeter, mis de côté, etc.
On attribue facilement à la femme un sixième sens (l’intuition). Et c’est vrai. Pour autant, il faut donner cette perception au développement de sa voix intérieure. Elle est le propre de tout être humain et apprendre à l’écouter est un gage de réussite dans la vie.
Et puit, il y a Le livre. Vous savez celui que vous avez peut-être reçu à votre communion ou à votre mariage. C’est la Bible. Elle parle d’un Dieu d’amour qui a donné Jésus pour vous. Elle enseigne la vérité qui a traversé les siècles pour nous parvenir. Elle n’est pas un grimoire, un ouvrage magique qui saura vous donner des formules tout entière.
Qu’est-ce qui vibre en vous ? Je veux parler non pas de la passion du moment qui se transforme en hobby mais de ce qui vous anime : éduquer les enfants, conquérir de nouveaux marchés, passer du temps avec vos amis et les influencer, communiquer la Bonne Nouvelle, … etc. Si vous arrivez à définir votre « Big Why », alors vous êtes fait pour cela.
On est à l’ère de la mise en avant personnelle avant tout. C’est comme cela. Les jeunes filles font des chorées sur TIK TOK, les garçons ont leurs yeux bloqués sur le compteur de vues. Les générations d’avant sont ni mieux ni moins bien. Celles d’aujourd’hui s’expriment avec le numérique.