Lorsqu'arrive l'adolescence, on oscille entre admiration (ou narcissisme grâce à TIK-TOK) et rejet de son corps. C'est normal. Rejet parce que ce corps, on l'aimerait autre et admiration car la passion commence à faire son travail. Mais peut-on oser aujourd'hui avoir un juste regard sur son corps ? Je vous propose de chausser de bonnes lunettes en 5 points.
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1. J’ai été formé
Pour bien vivre avec son corps, il faut admettre une chose : je ne peux le changer disons par grand chose. Bien sûr on peut le sculpter avec des exercices adéquats. Ensuite, on peut le maintenir en forme (plus ou moins facile selon les périodes de la vie). Mais il faut bien reconnaître que ce que vous êtes n’est pas de votre volonté. C’est une première étape. Vous avez le corps que vous avez. Et sans lui, vous ne seriez pas ce que vous êtes. Alors je vous propose d’affirmer « Merci pour le corps qui m’a été donné. Merci pour tous ses membres et organes, ses forces et ses faiblesses ». Là, cela va tout de suite mieux, n’est-ce pas ?
2. Mon corps habite la vie
J’ai effectué déjà pas mal d’enterrement en tant que pasteur. Il me semble qu’à chaque fois que cela était possible, j’ai mis en évidence que la dépouille qui était là a accueilli la Vie. Cela permet de la rendre sacrée aux yeux de tous, voire même d’être reconnaissant. Bien sûr le corps a vieilli mais néanmoins cette vie est précieuse. C’est notre trésor à vous et à moi. Prenons-en soin.
3. La force pour accomplir votre destinée
On est dans un jeunisme poussé à l’extrême. Balancez cela par dessus bord puisque de toute façon nous vieillissons tous. Et la vieillesse est belle, noble, expérimentée et riche d’héritages à transmettre. Cependant, gardez à l’esprit que si vous avez des neurones et des forces c’est pour accomplir une destinée qui vous est propre. Votre corps en est le véhicule. Il ira au cimetière un jour mais votre destinée restera unique dans votre génération et votre histoire familiale. Votre travail, vos engagements, votre réussite seront votre parcours réalisé grâce aux forces et à l’énergie qui vous sont communiqués. Vous êtes unique comme votre parcours.
4. La persévérance, voilà la clef
Au jour où le corps splendide s’affiche, je suis convaincu que ce n’est pas là l’essentiel dans la vie. Prenons l’exemple des acteurs de cinéma célèbres qui déploient des efforts et des finances extraordinaires pour continuer de tenir le haut de l’affiche.
L’essentiel est pourtant la persévérance. C’est par elle que vous obtenez la réussite et non par l’image que renvoie votre propre corps. Par la patience, vous allez au-delà lorsque les autre veulent s’arrêter. Par elle, vous voyez l’ouvrage terminé alors qu’il n’est qu’une ébauche. Persévérez et vous verrez.
5. Cheveux blancs et sagesse : les trésors à rechercher
Si le corps diminue en force à partir de 28 ans (en général c’est l’âge du plein potentiel physique pour les sportifs de haut-niveau), vous avez un être intérieur qui lui peut sans cesse grandir. C’est merveilleux de savoir et d’apprendre à tout âge. Vous pouvez progresser encore et encore cerébralement. Vous pouvez acquérir des trésors de sagesse dont le monde qui vous entoure est demandeur. Ne gardez pas tous vos trésors pour vous mais donnez-les aux jeunes. Montrez-leur les vraies valeurs qui leur font défaut : la paix, la conscience du bien et du mal, la constance, la fermeté, la fidélité, l’humilité, le bon sens, … toutes ces valeurs sont vôtres. Autrefois, elles étaient visibles par les cheveux blancs. Même s’ils sont teints, vous les possédez tout de même et votre plus grande joie sera des les donner.
Je prie pour vous,
Laurent J.
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