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Contrôler ses pensées est possible !

Tour à tour champ de bataille ou no man's land, les pensées semblent parfois traversées par des ouragans cérébraux. Elles naissent, passent ou cherchent à s'incruster. Réfléchir est donné à l'homme plus que toutes les autres créatures. Cependant, lorsqu'elles s'emballent tel un cheval au galop, vos réflexions peuvent vous amener bien au-delà de ce que souhaiteriez. Petit coup de pouce, en 5 points, pour protéger ce qui est entre vos deux oreilles.
Photo de Lorenzo Pacifico sur Pexels.com

1ère stratégie: tirer sur la bride

Alors que je montais à cheval, ce dernier commença à s’emballer à l’approche de l’écurie. « Tire sur la bride, lança le responsable ». Je m’exécutais et ma monture, toujours nerveuse, fut maîtrisée. Ouf ! Il m’a fallu maintenir la bête fermement jusqu’à l’arrivée.
Les pensées sont comme cet animal. Apprendre à les maîtriser n’est pas facile. Vous pouvez être agressé de l’intérieur (doute, crainte) comme de l’extérieur (culpabilité, vengeance, etc) . A ce moment-là, tirer sur la bride est la chose à faire. Je m’explique. C’est vous qui avez le contrôle, contrairement à ce que l’on pourrait croire.
Face aux assauts extérieurs toxiques, questionnez-les : « Pensées, que faites-vous là ? D’où venez-vous ? Votre maison n’est pas ici ». Elles passeront comme un courant d’air. Je pense spécialement à nous les hommes lorsque l’imagination nous porte à vouloir déshabiller la merveilleuse créature qui est devant nos yeux. Personnellement, je respire un grand coup. Je calme mes envies et pense à mon épouse. La bataille peut être âpre sur l’instant. Mais je ne veux pas de squatters à la maison.

2ème stratégie : Circulez, y a rien à voir

Longtemps j’étais stressé quand je me rendais compte de ce qui venait dans mon entendement. La nervosité augmentait à ma crispation et me rendait coupable ; mes pensées devenaient non maitrisables. J‘ai trouvé que la meilleure parade était de rester calme et d’imaginer que j’étais le gendarme de mes raisonnements. Me postant au carrefour entre la rue de l’imaginaire et des sentiments, j’ordonne, avec autorité, qu’elles évacuent la voie. Ensuite, la priorité est donnée aux bonnes pensées du Ciel et mes réflexions personnelles. Ah … quel soulagement quand le traffic revient à la normal.

Ainsi, me postant au carrefour entre la rue de l’imaginaire et des sentiments, j’ordonne, avec mon bâton, qu’elles évacuent la voie.

3ème stratégie : Faire un pacte

Un sage avait fait une pacte avec lui-même : « Je ne mettrai rien de mauvais devant mes yeux, écrivait-il ». Suivez-le.
Par vos sens, vous laissez entrer de bonnes comme de mauvaises pensées. Prenez l’exemple des réseaux sociaux : en scrollant sur nos écrans de portables, vous voyez passer tout et son contraire en quelques secondes. Et la réaction émotionnelle qu’elles entraînent sont comme des marqueurs placés dans notre mémoire.
J’ai fait une prière depuis quelques temps : « Que l’Eternel m’accorde de ne pas franchir avec mes pensées des frontières qui me couteraient chères par la suite« . Peut-être pouvez-vous la faire vôtre.

4ème stratégie : vaincre l’obsession

Imaginons : vous êtes agressé par un animal sauvage ! Ses crocs s’enfoncent dans votre chair et vous hurlez de douleur. Vous réussissez à maîtriser la bête (normal, vous êtes super doué en animal sauvage). Une fois soigné, vous gardez en vous-même le souvenir de ce barbare carnassier pour un long moment. Cependant vous risquez aussi d’être obsédé par son image choquante et cauchemarder.
Les pensées obsessionnelles sont étranges. En essayant toutes les stratégies contre elles, on dirait qu’elles n’écoutent pas. Il faut alors passer la vitesse supérieure. Mon secret pastoral est en trois phases :
1- Donner à Christ l’événement marquant
2- Lui demander son aide pour extirper ce drame qui vous habite
3- Le laisser apaiser et reconstruire votre âme par sa présence aimante et réconciliante.
Ces trois clefs, que j’utilise avec mes paroissiens qui le demandent, sont à utiliser sans modération.

5ème stratégie : Vivre la contemplation

C’est un art oublié. On s’en méfie parfois pour ne pas devenir mystique. La vraie contemplation a les pieds sur terre et le cœur dans le ciel. Elle possède un pouvoir de transformation interne qui est loin d’être négligeable. Prenons un exemple : un fan de Johnny Halliday fait tout pour lui ressembler : habits, comportement, expression, etc. Il contemple son idole et l’admire. Et depuis que le chanteur est décédé : on ne touche surtout par à Johnny !
J’admire la nature qui m’oriente vers son Auteur. Une telle harmonie est source d’apaisement et d’émerveillement. Toute la terre me pousse à adorer l’Eternel. Dans ces moments, plus rien d’autre n’a d’importance ; mes pensées sont en connexion avec le Ciel.

Dans ces moments, plus rien d’autre n’a d’importance ; mes pensées sont en connexion avec le Ciel.

Et, vous que faites-vous pour dominer vos pensées ?

Je prie pour vous,
Laurent J.

Photos Pixels.com


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